La sixième grande extinction de masse est bel et bien en marche. Une nouvelle étude de grande envergure s’intéressant aux vertébrés terrestres est sans appel : aucune espèce n’y échappe.

La sixième grande extinction

En 500 millions d’années, la Terre a subi cinq grandes extinctions de masse… Et nous sommes bel et bien en train de vivre les débuts de la sixième.

Une étude publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) par Gerardo Ceballos (Université de Mexico), Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo (Université de Stanford) a ainsi révélé à quel point la situation est catastrophique… Et l’Homme en est en grande partie responsable.

Chasse, pêche, braconnage, dégradation de l’habitat, pollution, maladies, changement climatique… Tous ces phénomènes détruisent les espèces à une vitesse vertigineuse, et « cette défaunation  engendre des conséquences catastrophiques pour les différents écosystèmes naturels », affirment les scientifiques qui ont mené l’étude.

Les vertébrés terrestres disparaissent

Les chiffres sont alarmants. En 2016 déjà, une étude montrait qu’entre 1970 et 2012, l’Homme avait entraîné la disparition de plus de la moitié des espèces de vertébrés. Pour cette nouvelle étude, les chercheurs ont étudié pas moins de 27 600 espèces d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de mammifères en utilisant la base de données de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le résultat est sans appel : même les espèces qui sont considérées comme peu en danger d’extinction voient leur population diminuer. Pire encore, sur les 177 espèces de mammifères étudiées, plus de 40 % subissent des pertes d’effectifs…

L’extinction d’une espèce ne se fait pas en quelques jours et la perte de territoire est un indicateur déterminant pour pouvoir la prédire. Les travaux des chercheurs prouvent que ce qui est en train de se passer nous mènent vers la catastrophe.

« Ce déclin massif des populations et des espèces reflète notre absence d’empathie envers toutes les espèces sauvages qui nous ont accompagnées depuis nos origines », déclare Gerardo Ceballos. Les conséquences sont graves pour l’équilibre des écosystèmes et pour les ressources dont nous avons besoin pour vivre.

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ozerfil
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ozerfil

Money is money…

July
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July

Puisque nous n’écoutons pas la Nature et ne voulons pas la préserver, alors préparons nous au pire……