Alors que la France s’apprête à fermer les petites lignes ferroviaires pour un souci de rentabilité, les habitants des campagnes doivent faire face à un isolement de plus en plus marqué, et à une mobilité qui s’estompe. Heureusement, certaines entreprises ont décidé de réagir face à ce phénomène en proposant des solutions alternatives aux habitants des milieux ruraux.

La startup qui sort du lot

C’est notamment l’entreprise Exid qui a su tirer son épingle du jeu, grâce à son innovation connectée et écologique. Le projet est simple : faire rouler des trains sans conducteur sur les lignes de chemins de fer abandonnées. Autre particularité du projet : ce train de dernière génération est écologique, mais également interactif  ! Il répond effectivement à la demande des passagers, qui ont le choix entre le solliciter via les bornes installées en gare ou via une application mobile dédiée.

Régis Coat,  fondateur de la startup, a par ailleurs déclaré : “L’application proposera des horaires en fonction. Aux heures creuses, on sera dans une logique de transport à la demande : les taxirails à l’arrêt pourront être activés à tout moment. Ça permet de résoudre le problème des heures creuses et des gens qui prennent la voiture au lieu de prendre le train”.

Pixabay

 

Une initiative attendue par les ruraux

Alors que le gouvernement est sur le point de fermer les axes ferroviaires non rentables, du pays, cette alternative serait un véritable soulagement pour les utilisateurs réguliers des petites lignes de transport actuelles. Avec sa capacité de 40 personnes, son poids léger et son fonctionnement silencieux, le taxirail proposé par l’entreprise devrait rapidement conquérir les sceptiques. Il répond en effet à la demande formulée quant à ces axes de transports abandonnés : sa flexibilité et sa disponibilité devraient lui permettre de couvrir l’intégralité du trafic rural, et sa mise en place éviterait l’abandon et le délabrement sur la durée des infrastructures ferroviaires.

De plus, il possède un avantage de taille : il est écologique et ne nécessite pas de remise en fonctionnement des lignes désertées. L’engin est en effet indépendant, doté de panneaux solaires et d’un moteur électrique ou hybride. Un mode de fonctionnement qui le rend extrêmement rentable, car son coût d’exploitation est de ce fait comparable à celui d’un autocar. Une rentabilité certaine, un bilan carbone neutre, une redynamisation des campagnes : c’est sur ces arguments de tailles que l’entreprise compte miser pour convaincre les régions d’adopter le projet.

S’il est accepté, ce système devrait voir le jour en 2023 en France, date de l’ouverture à la concurrence  du marché du TER. En attendant, l’entreprise travaille sur une démonstration grandeur nature pour 2021, l’occasion pour les curieux de tester ce nouveau mode de transport et d’évaluer sa rentabilité sur le court terme. D’ici là, reste à savoir si les régions soutiendront le projet, pour l’heure en pourparler. Une opportunité pour la France de prouver sa capacité à rebondir face à une mesure gouvernementale pour l’instant impopulaire.

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