
Dans le cadre d’une campagne sans précédent de déclassification, le gouvernement américain a publié une première salve de documents et de photographies liés aux ovnis, ou phénomènes anormaux non-identifiés (UAP).
Une nouvelle vague de déclassification
Accessibles depuis le site du département de la Guerre des États-Unis, cette nouvelle mine d’informations comprend des clichés pris par des membres de l’armée américaine montrant de petits points ou des formes indistinctes dans le ciel, ainsi que des centaines de pages de dossiers relatifs aux UAP provenant du FBI, de l’armée de l’air et de diverses autres agences gouvernementales.
Outre des brochures imprimées par de célèbres groupes d’adeptes d’ovnis, comme l’Amalgamated Flying Saucer Clubs of America, on retrouve également de nombreuses correspondances entre le gouvernement américain et des « citoyens éclairés » remontant jusqu’aux années 1940. Dans la majorité des cas, ceux-ci évoquent un nombre croissant d’observations d’ovnis, semblent persuadés que leur gouvernement leur cache des choses et redoutent de s’attirer ses foudres.
Les réponses à ces lettres, ainsi que les communications internes rendues publiques, montrent que plusieurs milliers de signalements d’observations d’OVNI ont été pris au sérieux et ont fait l’objet d’enquêtes approfondies.
Comme l’avait conclu un rapport de la NASA publié il y a quelques années, il s’agissait essentiellement d’engins volants ordinaires (avions, satellites, sondes, drones…) ou de phénomènes météorologiques. Seule une poignée reste à ce jour inexpliquée, en raison d’images de mauvaise qualité ou de données limitées.

Des documents relatifs à des missions spatiales emblématiques
Au cœur de cette nouvelle salve de déclassification, une série de clichés pris lors des missions Gemini 7, Apollo 12 et Apollo 17, montrant d’étranges points lumineux, et les transcriptions associées.
Bien que la plupart de ces observations aient été investiguées et expliquées comme des impacts de micrométéorites sur la Lune ou les engins spatiaux, des débris flottants dans l’espace ou des défauts du matériel photographique (caméra, pellicule), plusieurs d’entre elles ne peuvent être expliquées de façon convaincante.
Selon le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, ces dernières, ainsi que les autres cas d’UAP « non résolus », sont actuellement réexaminés et feront l’objet de rapports distincts.
Précédemment, l’analyse de près de 100 000 rapports avait révélé les principaux points chauds d’ovnis.