— Wilson44691 / Wikimedia Commons

L’escargot du désert, également appelé Sphincterochila boissieri, a une particularité assez extraordinaire. En effet, celui-ci parvient, en entrant dans une phase de sommeil long et profond, à survivre dans les conditions les plus extrêmes : celles du désert du Néguev, en Israël. 

Cela est également dû à sa coquille blanche et épaisse, capable de réfléchir la lumière : grâce à elle, 95 % des radiations solaires sont renvoyées. Pour mieux se protéger de la chaleur, la coquille est fermée par une sorte de bouchon de bave séchée, qui lui permet en outre de garder l’humidité à l’intérieur. Mais l’escargot développe par ailleurs des méthodes de survie. 

En effet, la température fatale pour ce gastéropode est de 55 degrés, or la partie la plus basse de sa coquille peut atteindre les 56 degrés à cause de la chaleur. De ce fait, l’escargot se replie tout en haut de sa coquille et laisse la partie basse de la coquille se remplir d’un air rafraichissant. Ainsi, l’isolation est meilleure et la température de son corps ne dépasse plus les 50 degrés. Une vrai système de climatisation au naturel !

Ce sommeil peut durer plusieurs années. Nous nous demandons donc comment fait cet escargot pour se nourrir, dans ce cas. Le désert du Néguev ne recensant qu’une moyenne de 100 mm de pluie chaque année, entre novembre et mars, l’escargot n’a d’autre solution que de se nourrir de boue pendant ces périodes de pluie. Le reste de l’année, il entre dans une phase de léthargie car autrement, il succomberait à la faim ou à l’assèchement. C’est la raison pour laquelle il n’est “vivant” que 18 à 26 jours par an. Cet escargot du désert a une espérance de vie de 15 ans et peut survivre jusqu’à 4 ans sans eau. Certains de ces escargots, conservés dans des musées, auraient survécu pendant 6 ans alors qu’ils étaient dans une phase de sommeil profond.

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