Image d’illustration — Dm_Cherry / Shutterstock.com

Découverts à un an d’intervalle par des chasseurs de trésors amateurs en Norvège, les deux fragments du manche d’une épée ancienne ont récemment été réunis. Selon les chercheurs, l’arme aurait été forgée il y a plus d’un millénaire.

Des fragments richement décorés

La découverte initiale était intervenue l’année dernière, lorsqu’un chasseur de métaux de Stavanger, sur la côte ouest de la Norvège, avait trouvé un morceau de métal étrange alors qu’il explorait une exploitation agricole. Ignorant la nature de l’artefact, l’homme avait remis le fragment au musée archéologique local. Il y a quelques mois, l’un de ses collègues a mis au jour un second fragment similaire. S’emboitant parfaitement, ceux-ci se sont avérés être les deux parties de la poignée d’une épée datant de l’ère viking.

« L’arme est d’un type rare, connu en Scandinavie mais également trouvé en Europe occidentale [France, Grande-Bretagne et Irlande] et en Europe de l’Est [Hongrie notamment] », explique Ann Zanette Glørstad, archéologue à l’université d’Oslo. « Bien que la lame soit manquante, sa poignée richement ornée comprend des sculptures et des motifs détaillés en or et en argent, tandis que les extrémités de sa garde transversale représentent un animal non identifié. »

Sur la base de son ornementation, Glørstad pense que l’épée a pu être forgée dans l’Empire franc ou en Angleterre vers 800 après J.-C., voire éventuellement par un forgeron norvégien talentueux s’étant inspiré des armes franques. Selon les chercheurs, sur les quelque 3 000 épées vikings trouvées en Norvège, seule une vingtaine correspond au profil de l’arme récemment découverte.

Une arme ayant sans doute appartenu à un individu important

Si les propriétaires de telles armes faisaient régulièrement graver leurs noms sur leurs lames, le fait que cette partie soit manquante obligera les archéologues à se fier à d’autres indices pour espérer établir l’identité de son mystérieux possesseur. Une fois restauré, l’artefact sera exposé au musée d’archéologie de Stavanger.

« Nous ne pouvons actuellement que spéculer », estime Glørstad. « Mais le fait qu’elle soit aussi richement décorée suggère qu’elle a sans doute appartenu à un individu important, qui souhaitait mettre en avant son statut social. »

Il ne s’agit pas de la première découverte liée à cette illustre communauté nordique dans la région. En 1883, la tombe d’une reine viking avait notamment été mise au jour non loin de l’endroit où les fragments de l’épée ont été trouvés.

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