En Nouvelle-Zélande, une entreprise a décidé d’essayer de proposer à ses employés une semaine de quatre jours actifs, payée comme une semaine de cinq. Si ce projet était une phase de test, l’entreprise ne regrette absolument pas et envisage d’étendre ce principe plus largement et sur la durée. Explications.

 

Une entreprise petite… mais qui se positionne en exemple

Les scientifiques et les études le démontrent, plus nous travaillons et moins nous sommes productifs. Et une petite entreprise, Perpetual Guardian comportant tout de même 240 salariés a décidé de prendre le problème de l’autre sens, en faisant travailler moins ses employés pour gagner en efficacité.

Perpetual Guardian est une société qui gère les testaments et les planifications successorales comportant 240 personnes. La semaine était donc de quatre jours à base de 8 heures de travail quotidiennes. Pour saisir les éléments de progression qu’une telle mesure offre, les universitaires locaux ont pu établir des outils d’analyses et de comparaison permettant l’obtention de données qualitatives et quantitatives.

En partant d’un constat simple mais scientifique, le patron de l’entreprise, Andrew Barnes, a eu l’idée de donner à ses employés un meilleur équilibre travail-vie personnelle. Le but est évidemment d’obtenir des résultats plus intéressants et rentables pour l’entreprise. Pendant plus de deux mois, la semaine de ces heureux bénéficiaires est passée à seulement quatre jours, sans aucune conséquence sur leur salaire, évidemment. Et le succès est total d’après l’entreprise, car la productivité a grimpé en flèche.

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Optimiser la productivité de ses employés

D’après le témoignage de l’entreprise, la productivité des salariés aurait ainsi augmenté de 20 % et, mieux encore, ils seraient 78 % à être bien plus heureux et épanouis dans leur vie. Les tâches sont mieux exécutées, plus claires et le bilan se montre totalement rassurant pour la suite des événements. Proposer une semaine comme celle-ci à l’ensemble des branches de l’entreprise est désormais envisageable sans trop perdre en chiffre d’affaires. En somme, les sondages d’avant et d’après implémentation de cette mesure permettent de constater une augmentation de 24 % concernant la gestion de la vie de travail-famille.

Concernant le niveau de stress, il a diminué de plus de 7 %, tandis que dans le même temps l’engagement, le sens des responsabilités au travail et la satisfaction globale ont augmenté de plus de 5 %. Pour Helen Delaney, maitre de conférences à la Business School de l’Université d’Auckland, cela s’explique psychologiquement : une plus grande implication dans la planification de l’expérience et un plus grand rôle dans la gestion de la semaine permettent d’améliorer le lien entre salarié et entreprise. La productivité est, ensuite, qu’une conséquence logique.

Si l’on est loin de ce modèle en occident, il convient de rappeler que l’exemple décrit ci-dessus concerne globalement une petite entreprise. Mais force est de constater que les faits – et les résultats – sont là, et donnent à réfléchir.

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