Autres temps, autres mœurs. Si aujourd’hui certaines choses nous semblent affreuses, elles ne l’étaient pas tellement il y a des décennies. Par exemple, saviez-vous qu’aux États-Unis il était possible d’envoyer ses enfants par la poste ?

Le ministère des Postes des États-Unis (US Postal Service) a commencé à livrer des colis à travers tout le pays le 1er janvier 1913. Selon le règlement, les colis ne devaient pas dépasser les 50 livres (environ 23 kg) pour que les services postaux les prennent en charge. Ainsi, les Américains commencèrent à s’envoyer toutes sortes de choses : des fourches, des chaises et même des enfants. Effectivement, il était totalement légal d’envoyer son enfant via les services postaux pour qu’il aille chez ses grands-parents, par exemple.

De plus, il était moins cher d’envoyer son enfant via la poste que de lui payer un billet de train. Ainsi, cette pratique est devenue assez courante et avait même un nom : « baby mail ». Bien entendu, les enfants n’étaient pas de vulgaires colis. Ils étaient confiés au facteur avec le nombre de timbres adéquat, et l’enfant en question voyageait donc dans le compartiment des « lettres » des trains postaux.

Effectivement, les enfants n’étaient pas sans surveillance et les parents choisissaient des facteurs de confiance pour accompagner leur enfant jusqu’à destination. Le plus long « baby mail » est celui d’une petite fille de 6 ans. Elle est partie de chez sa mère à Pensacola, en Floride, pour aller chez son père à Christiansburg, en Virginie. Elle aurait fait un voyage de 721 milles dans un train postal pour seulement 15 cents en timbres-poste.

Cette pratique fut interdite en 1914 et s’arrêta définitivement en 1915.

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Yliad

Cela s’est aussi pratiqué couramment en France à une époque pas si lointaine. Ma femme est partie avec le facteur, et sans le moindre timbre. Je n’ai jamais su si elle était bien arrivée.