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Si les deux dernières années se sont révélées épouvantables à plus d’un titre, elles n’ont pas empêché les énergies renouvelables de poursuivre leur croissance fulgurante, selon les recherches du groupe de réflexion sur le climat et l’énergie Ember.

Une progression fulgurante

Alors que le monde se remettait de la première année de la pandémie de Covid-19, les économies étaient impatientes de rouvrir, et la demande d’électricité a bondi. Une partie de cette augmentation a été couverte par le charbon, qui a connu sa plus forte croissance depuis 1985, mais les énergies renouvelables ont également relevé le défi. Si les sources établies, comme l’hydroélectricité et le nucléaire, sont restées stables en 2021, les nouveaux venus (éolien et solaire) ont progressé. Le groupe Ember a déterminé qu’ils avaient couvert 10 % de la demande mondiale d’électricité l’an passé, soit 29 % de la hausse observée.

Il s’avère que trois pays en particulier se sont illustrés dans ce domaine, en réussissant à faire passer plus de 10 % de leur consommation électrique des combustibles fossiles aux énergies propres et renouvelables.

Présentant un climat relativement froid et humide, les Pays-Bas ont connu une croissance de l’énergie éolienne et solaire, montrant qu’un fort taux d’ensoleillement n’est pas indispensable pour que cette dernière fonctionne. Le Vietnam a encouragé le déploiement de panneaux solaires et rémunéré les ménages injectant de l’énergie supplémentaire dans le réseau, tandis qu’en Australie, la chute des coûts des énergies renouvelables a contribué à réduire de façon significative le recours au charbon.

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« Des signes clairs montrent que la transition électrique mondiale est en bonne voie »

« Même si les émissions liées au charbon et à l’électricité atteignent des niveaux historiques, des signes clairs montrent que la transition électrique mondiale est en bonne voie », souligne Dave Jones, analyste chez Ember. « L’éolien et le solaire approvisionnent les réseaux du monde entier et peuvent fournir la majorité de l’électricité propre nécessaire pour éliminer progressivement tous les combustibles fossiles, tout en contribuant à accroître la sécurité énergétique. »

Selon Ember, la persistance des prix élevés du gaz dans le contexte de la guerre entre la Russie et l’Ukraine implique un risque réel de retour au charbon, menaçant l’objectif visant à limiter la hausse des températures mondiales à 1,5 degré au-dessus des niveaux préindustriels.

« Les dirigeants commencent tout juste à prendre conscience de la nécessité de passer rapidement à une électricité 100 % propre », conclut Jones.

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Henri
Henri
1 mois

Soyez plus précis : Combien pour l’éolien et combien pour le solaire. Merci