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En comparant les effets métaboliques d’un régime alimentaire adapté à ceux des médicaments favorisant un vieillissement sain, des chercheurs de l’université de Sydney ont découvert qu’aucun des composés étudiés n’était plus bénéfique pour l’organisme qu’une bonne alimentation.

Un remède puissant

Publiés dans la revue Cell Metabolism, ces travaux précliniques menés sur des souris ont montré que la consommation d’une quantité approprié de calories et de macronutriments protégeait plus efficacement du vieillissement que trois composés couramment prescrits pour ralentir ce processus et traiter le diabète (la metformine, la rapamycine et le resvératrol).

« Le régime alimentaire est un remède puissant. Cependant, les médicaments actuels sont administrés sans que l’on se préoccupe de savoir s’ils peuvent interagir avec la composition de notre alimentation et comment ils le font, même lorsque ces composés sont conçus pour agir de la même manière et sur les mêmes voies de signalisation des nutriments que le régime alimentaire », souligne Stephen Simpson, auteur principal de l’étude.

Le foie joue un rôle fondamental dans la régulation du métabolisme chez les animaux et les humains. En examinant l’impact du régime alimentaire et des médicaments sur les souris dans 40 combinaisons différentes de protéines, de graisses, de glucides, de calories et de teneur en médicaments, Simpson et ses collègues ont constaté que l’apport calorique et un bon équilibre entre les protéines, les graisses et les glucides avaient davantage d’effets bénéfiques sur la fonction hépatique que les médicaments.

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Il s’est également avéré que les protéines et le nombre total de calories consommées par les souris avaient un impact important sur les voies métaboliques de l’organisme et sur les processus contrôlant le fonctionnement des cellules. Les trois composés pharmaceutiques étudiés semblaient atténuer la réponse métabolique des cellules au régime au lieu de remodeler fondamentalement la fonction cellulaire.

Des voies de signalisation des nutriments semblables chez l’Homme

« Nous avons découvert que la composition de l’alimentation avait un effet bien plus marqué que les médicaments, qui atténuaient largement les réponses au régime plutôt que de les remodeler », écrivent les auteurs de l’étude.

« Étant donné que les humains partagent essentiellement les mêmes voies de signalisation des nutriments que les souris, nos travaux suggèrent qu’ils obtiendraient de meilleurs résultats en modifiant leur régime alimentaire pour améliorer la santé métabolique plutôt que de prendre les composés que nous avons étudiés », conclut le professeur Simpson.

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