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L’effet McCollough : cette illusion d’optique confondante qui peut persister plus de deux mois

À vos risques et périls

Creativite Cerveau
— Igor Link / Shutterstock.com

Alors que la plupart des illusions d’optique s’estompent au bout de quelques secondes, l’effet McCollough peut persister des heures, des jours, voire des semaines ou plus dans des cas extrêmes.

Images tenaces

Le concept est relativement simple : fixer une image composée de bandes horizontales noires et rouges, puis une autre intégrant des bandes verticales noires et vertes. Répéter plusieurs fois l’opération. Au bout d’une poignée de minutes, se concentrer sur les grilles horizontales et verticales en noir et blanc situées juste en dessous se traduit par l’apparition de couleurs « fantômes » : les premières peuvent apparaître verdâtres, et les secondes rosées ou dans des tons proches.

Si les scientifiques ont longtemps pensé que cet effet résiduel, décrit par la psychologue américaine Celeste McCollough en 1967, s’estompait complètement au bout de quelques heures, il s’est avéré que la durée variait fortement selon les sujets, et qu’à l’issue d’une seule exposition, il pouvait persister jusqu’à 2 040 heures, soit 85 jours.

Aussi impressionnante soit cette durée, il n’existe à ce jour aucune preuve claire qu’une telle expérience puisse causer des dommages graves et durables. Ceci étant dit, il est tout de même vivement déconseillé de fixer les images ci-dessous trop longtemps, si vous souhaitez conserver une pleine acuité visuelle dans les heures qui viennent.

Outre un léger mal de tête, il pourrait se manifester lorsque vous regardez des clôtures, des stores ou des murs de briques.

— © Fredifortakeoff / Wikimedia Commons
— © Fredifortakeoff / Wikimedia Commons

Un effet qui naîtrait dans le cortex visuel primaire

Plutôt que les globes oculaires, il naîtrait dans le cortex visuel primaire. Le cerveau, créant et maintenant constamment des modèles fiables du monde qui nous entoure, a tendance à lier étroitement certaines couleurs à certaines orientations. Une fois cette association artificiellement renforcée, elle persiste.

Une hypothèse étayée par un cas médical décrit dans la revue Current Biology en 1995. Si les yeux de la patiente, victime d’un grave empoisonnement au monoxyde de carbone, étaient anatomiquement sains, il s’est avéré que des lésions au niveau de son cortex visuel l’empêchaient de traiter les formes ou les structures, sans affecter sa perception des couleurs.

Pour aller plus loin, découvrez également l’effet Thatcher.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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