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De l’eau potable extraite de l’air avec une efficacité sans précédent

Il s’avérerait particulièrement précieux dans les régions arides et isolées du globe

Eau Potable
— New Africa / Shutterstock.com

Une équipe de chercheurs du MIT a dévoilé un nouveau dispositif prometteur pour la collecte d’eau potable dans des environnements arides. Capable d’extraire efficacement l’humidité présente dans l’air, il pourrait contribuer à répondre aux pénuries.

Récupération de l’humidité atmosphérique par sorption

On estime que près de deux tiers de la population mondiale est actuellement confrontée à des pénuries d’eau, et qu’en l’absence de solutions innovantes, environ 40 % de la demande annuelle à l’échelle du globe ne sera satisfaite d’ici 2030, ce qui aura de graves conséquences en matière de santé publique et de production alimentaire.

Si, au cours des dernières années, différents approches ont été explorées afin d’extraire l’humidité présente dans l’air, le nouveau dispositif récemment présenté dans la revue ACS Energy Letters s’avère bien plus efficace que les systèmes basés sur le même principe.

Celui-ci intègre plusieurs « ailettes » verticales : des feuilles de cuivre placées entre des mousses de ce même métal recouvertes d’une zéolite (type de minéral capable de capturer efficacement les contaminants et de retenir l’humidité). L’application de chaleur permet ensuite de récupérer le précieux liquide, qui peut être consommé sans risque.

— © Xiangyu Li

Selon les chercheurs, jusqu’à présent, les systèmes de récupération de l’humidité atmosphérique par sorption (SAWH) s’appuyaient principalement sur l’énergie solaire. Bien que le nouveau dispositif puisse également être alimenté par cette source renouvelable, il pourrait être intégré aux infrastructures existantes qui produisent de la chaleur résiduelle (bâtiments, véhicules…).

De premiers tests prometteurs

Les premiers tests ont impliqué un dispositif expérimental comportant 10 petites ailettes adsorbantes espacées de 2 millimètres, afin de maximiser la capture de l’humidité dans des environnements secs. Une fois celui-ci saturé, sa base a été chauffée à une température de 180 °C.

En extrapolant à 24 cycles de collecte-libération, l’équipe a calculé que l’approche permettrait de produire jusqu’à 1,3 litre d’eau potable par jour à partir d’un air présentant un taux d’humidité relative de 30 %, soit un volume deux à cinq fois supérieur à celui des dispositifs existants.

« Environ 1 300 milliards de litres d’eau douce pourraient être facilement extraits de l’atmosphère sans dépendre des réserves d’eau existantes », estiment-ils. « Sa collecte par sorption promet une production d’eau potable dans des environnements arides extrêmes où des approches plus conventionnelles ne sont pas envisageables. »

Par Yann Contegat, le

Source: The Independent

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