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Le Japon réfléchit à une solution pour débarrasser le pays des eaux contaminées de Fukushima. Etant dans l’impossibilité de les traiter, le pays envisage de les rejeter dans l’océan Pacifique. Une décision qui effraie la Corée du Sud et Greenpeace.

D’OÙ PROVIENT CETTE EAU CONTAMINÉE ?

Suite à la catastrophe qui a frappé la centrale nucléaire en 2011, de grandes quantités d’eau radioactive ont été déversées. Chaque semaine, 1 400 tonnes d’eau sont récupérées dans les nappes phréatiques situées sous la centrale. Une partie de cette eau a été traitée afin d’en éliminer le césium.

Cependant, d’autres éléments plus difficiles à éliminer sont encore présents dans l’eau comme le tritium. Pour éviter une contamination, l’eau déjà traitée est stockée dans d’immenses réservoirs. Un million de tonnes d’eau a ainsi rejoint les réservoirs mais leur capacité est limitée. Or à ce rythme, dans 3 ans, le stockage d’eau aura atteint sa limite fixée à 1,37 million de tonnes d’eau.

POURQUOI DÉVERSER CETTE EAU DANS L’OCÉAN PACIFIQUE ?

Le Japon n’a pas encore la technologie pour totalement les décontaminer et ces eaux occupent de plus en plus de place. Néanmoins, le pays ne peut conserver ces quantités astronomiques d’eau contaminée. Les responsables de la centrale ont ajouté que vider une partie des réservoirs est nécessaire pour construire des installations de stockage dédiées aux éléments prochainement extraits de la centrale.

Face à cette situation, il n’existe qu’une seule option « réaliste » pour s’en débarrasser d’après les experts : rejeter l’eau dans l’océan Pacifique. En raison de son faible coût et de sa rapidité, le gouvernement japonais pourrait lancer les premiers rejets dès l’an prochain. Mais cette nouvelle a fait réagir la Corée du Sud et notamment Chang Mari, représentante de l’ONG Greenpeace en Corée.

« Déverser cette eau dans l’océan est l’option la moins chère et la plus rapide, et nous sommes convaincus que c’est ce que fera [le Japon]. Une fois que cette eau contaminée et ce tritium seront dans l’océan, ils suivront les courants marins et se retrouveront partout, y compris dans la mer à l’est de la Corée. »

UNE POTENTIELLE CATASTROPHE ENVIRONNEMENTALE

Si la décision n’a pas encore été confirmée par le Japon, Greenpeace a choisi de réagir en lançant un appel international. Déverser l’eau contaminée dans l’océan représente un énorme risque qui inquiète pêcheurs, agriculteurs, associations et gouvernements voisins.

En effet, il faut environ 17 ans pour que l’eau contaminée soit assez diluée pour devenir sûre. Plus de 8 ans après le drame, la radioactivité est encore une menace et Greenpeace accuse le gouvernement japonais de ne pas assez parler des risques liés à la catastrophe.

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jepelia
Invité
jepelia

Ce n’est que le début de l’ère du nucléaire

Relaxez, y a un continent pour ça, l'Afrique
Invité
Relaxez, y a un continent pour ça, l'Afrique

Relaxez, il y a un continent pour ça, l’Afrique