― Robert Kneschke / Shutterstock.com

Jusqu’ici incitées à cacher leur handicap à leurs employeurs, les personnes atteintes de dyslexie disposent désormais d’un mini bouclier virtuel pour signer leurs e-mails en signalant leur différence. Justine Vilgrain, la créatrice du tampon « certified dyslexic », plaide en faveur de l’insertion professionnelle des personnes souffrant de ce trouble.

Quand Justine Vilgrain, dyslexique, est entrée dans la vie active, elle était incapable d’envoyer un e-mail sans le faire relire par un.e proche. Quel que soit le secteur convoité, les fautes de langue et d’orthographe sont inévitablement discriminantes dans le monde du travail. Pourtant, une étude du CNRS parue en 2016 observe que les personnes dyslexiques seraient plus créatives que la moyenne.

Mentionnant l’existence de telles recherches sur les aptitudes des personnes dyslexiques, la graphiste de 24 ans se dit « plus que fière » de l’être. Dans une interview donnée au média Period., Justine Vilgrain se remémore la résilience dont elle a dû faire preuve tout au long de son parcours scolaire, et a aujourd’hui conscience que sa différence est une force.

C’est cette acceptation d’elle-même qui l’a poussée à créer le logo « certified dyslexic », sous la forme d’un tampon avec lequel elle signe désormais ses e-mails. Grâce à cette initiative, toutes les personnes souffrant de dyslexie peuvent ainsi faire reconnaître leur trouble aux yeux de leurs employeurs potentiels.

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