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Des pêcheurs de Floride remontent un drone militaire d’attaque au milieu de leurs poissons dans le golfe du Mexique

Au large de la Floride, une partie de pêche ordinaire a pris une tournure singulière. En effet, l’équipage a hissé à bord une aile militaire avec ses poissons du jour. Cet incident révèle ainsi les coulisses des essais menés près du littoral américain.

Un drone militaire gris récupéré en mer repose sur le pont d’un bateau de pêche, entouré de poissons fraîchement capturés au large de la Floride.
Un drone militaire récupéré dans le golfe du Mexique repose sur le pont d’un bateau de pêche aux côtés des prises du jour. Une découverte insolite qui révèle la proximité des zones d’essais militaires au large de la Floride. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Une sortie de pêche au large de Pensacola vire à la récupération impromptue d’un engin militaire flottant

Le capitaine Daniel Arsenault guidait ses clients habituels au sud de Pensacola. Soudain, un objet grisâtre a attiré son attention sur l’eau calme. L’homme de 36 ans pensait d’abord croiser une barque chavirée sous la houle. Pourtant, la silhouette trahissait une machine volante.

En mer, le bateau de l’agence Hot Spots Charters s’est alors approché de la carcasse. Les pêcheurs cherchaient d’ailleurs des prises marines sous la structure flottante. Ils ont immédiatement capturé plusieurs dorades massives qui tournaient autour des débris. Mais le gabarit de la pièce dépassait toute attente.

L’aile triangulaire occupait une large portion de la surface marine. Aussitôt, six adultes ont dû unir leurs forces pour hisser ce drone militaire américain sur le pont. L’appareil pesait lourd à cause de l’eau accumulée. Cependant, personne ne voulait abandonner cette prise singulière au large.

Des passagers familiers de l’armée aident le capitaine à ramener l’appareil sur le quai avec les prises du jour

La chance souriait au patron du bateau lors de cette manœuvre délicate. En effet, plusieurs clients du jour appartenaient à l’armée comme pilotes d’hélicoptères militaires. Ces spécialistes ont reconnu très vite la nature exacte de l’épave. Leur présence rassurait ainsi l’équipage sur l’absence de danger direct.

Les marins ont ensuite arrimé la structure grise sur la proue. De retour au port, ils ont exposé leur trouvaille sur les planches en bois. Le groupe a alors aligné des vivaneaux, des mérous et des dorades devant la carcasse du drone. Cette scène singulière attirait tous les regards curieux.

Une photographie sur Facebook a rapidement déclenché l’amusement général des réseaux. D’ailleurs, le capitaine demandait avec humour si quelqu’un cherchait son matériel perdu. Face au bruit numérique, le bureau du shérif local a sécurisé l’équipement sans tarder. Puis les autorités fédérales ont pris le relais officiel.

La base aérienne d’Eglin confirme la perte de son appareil d’essai lors d’un vol de routine dans les eaux côtières

Le mystère n’a pourtant pas duré bien longtemps autour de cette capture maritime. En effet, un porte-parole de la base aérienne d’Eglin a rapidement levé les doutes. L’officiel a confirmé qu’un appareil avait heurté la surface marine le 17 septembre lors d’un test.

Le Pentagone effectue régulièrement des manœuvres balistiques dans ce secteur du golfe du Mexique. De plus, ces exercices servent à éprouver le matériel sans exposer de vies humaines. Ainsi, les militaires ont réintégré l’aéronef dans leurs hangars. Les équipes analyseront bientôt les causes de cette chute prématurée en mer.

Le système d’attaque LUCAS illustre la stratégie américaine de réplique low cost face aux modèles iraniens

L’appareil trouvé appartient en réalité au programme LUCAS, voué aux frappes précises à moindre coût. D’ailleurs, les ingénieurs militaires ont calqué son profil sur celui des célèbres drones Shahed iraniens. Cette formule garantit ainsi une production rapide face aux nouvelles réalités des combats modernes.

Le Commandement central américain emploie désormais ces vecteurs kamikazes sur plusieurs théâtres d’opérations. Washington répond donc aux attaques régionales avec des armes économiques fabriquées sur son sol. Pour les pêcheurs, cette rencontre fortuite rappelle enfin la proximité réelle des arsenaux militaires.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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