Pour sauver les océans, ces jeunes toulousains veulent dépolluer les fleuves

Alors que le 7e continent continue de grandir et que la pollution marine au plastique devient chaque jour plus problématique, un designer a mis au point une machine inédite pour filtrer les déchets plastiques des fleuves, avant qu’ils ne parviennent aux océans. Une initiative qui pourrait bien se répandre dans toutes les grandes villes fluviales.

Composée d’un designer (Alexis Askenazi) et de jeunes issus de la Mission locale de Toulouse et de Trajectoire vers l’emploi, l’équipe du projet Toulouse Clean-Up s’est installée dans le Laboratoire de Fabrication (FabLab) de la ville rose pour mener à bien son initiative : éliminer les déchets plastiques des fleuves avant qu’ils ne parviennent jusqu’aux océans, en construisant une sorte de pédalo dépollueur.

Comment ça marche ? 420 bouteilles en plastique ont été récupérées pour constituer les deux flotteurs de la machine, qui fait barrage aux détritus emportés par le courant du fleuve. Un tapis roulant les dirige ensuite vers des bacs de collecte, qu’il est ensuite facile d’envoyer aux centres de recyclages appropriés. Le prototype est prêt et a déjà prouvé son efficacité lors de ses 9 jours de tests sur la Garonne en juin 2016. Bilan de la pêche : une centaine de bouteilles en plastique, une montagne d’emballages, des ballons et… un vélo pour enfant !

L’initiative de l’équipe du projet Clean-Up vient grossir les rangs des bonnes idées pour sauver les océans, qui se multiplient à travers le monde. Alors qu’en France, les sacs plastiques sont interdits et que la vente de gobelets et d’assiettes en plastique s’apprête à prendre le même chemin, des jeunes filles balinaises ont monté une association pour dépolluer les océans et Boyan Slat souhaite inventer un nouveau système de filtrage géant.

La suite ? La machine toulousaine va être mise en situation réelle sur la Garonne de février à mai 2017. Si les résultats s’avèrent concluants, le pédalo dépollueur pourrait bien gagner d’autres grandes villes fluviales. En effet, les villes sont à l’origine de 80 % de la pollution plastique. Et si l’initiative vous inspire et que vous aimez bricoler, sachez d’ores et déjà qu’Alexis Askenazi compte rapidement mettre ses plans à disposition en Open Source !


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