— Tarcisio Schnaider / Shutterstock.com

Annuellement, la Norvège envoyait au Brésil des fonds pour la protection de la forêt amazonienne. Mais devant l’accélération de la déforestation, commandée par le gouvernement brésilien en place, ce sont des dizaines de millions d’euros qui ont été bloqués et qui ne seront pas perçus par le Brésil. Explications.

Des centaines de millions d’euros depuis 2008

La Norvège est le principal pourvoyeur de ce fonds d’investissement visant à la protection de l’Amazonie, avec 830 millions d’euros de dons versés depuis sa création, en 2008. La somme qui était offerte au Brésil, pour cette année, aurait été d’environ 30 millions d’euros. Mais ces subsides ne seront jamais perçus, car la Norvège a expliqué que l’attitude du gouvernement de Jair Bolsonaro montre que le Brésil « ne souhaite plus arrêter la déforestation ».

Pour le pays scandinave, il a « rompu l’accord » qui avait été passé il y a plus de 10 ans avec les donateurs du fonds. Fin juin, le gouvernement brésilien avait notamment décidé de suspendre ce conseil d’administration et ce comité technique pour le fonds en question, ce qui n’a pas manqué de faire réagir la Norvège.

Une situation préoccupante

Malheureusement, la forêt amazonienne a perdu 20 % de sa surface totale au cours des 50 dernières années. La principale raison est une déforestation massive et régulière, qui s’est cependant accélérée au cours de ces dernières années. Pire encore, l’arrivée du président d’extrême droite Jair Bolsonaro en janvier a donné un nouveau souffle, à travers une politique d’expansion agricole. Pour lui, protéger la forêt amazonienne équivaut à freiner le développement économique du pays.

Samedi dernier, le gouvernement allemand a lui aussi annoncé qu’il arrêterait désormais de financer, du moins en partie, la lutte contre la déforestation en Amazonie. 35 millions d’euros seront bloqués par Berlin. Pour recommencer à donner au Brésil la totalité de cette somme, l’Allemagne attend que les chiffres de la déforestation redeviennent encourageants.

L’idée est bien évidemment de mettre le président brésilien sous pression. Lui a réagi en déformant que son pays « n’avait pas besoin de subventions allemandes ». Pour rappel, la déforestation en juillet a été quatre fois supérieure à ce qu’elle avait été au même mois en 2018.

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