Découverte en France du plus grand gisement d’œufs de dinosaures au monde !

Au sein de la réserve naturelle de Sainte-Victoire, les paléontologues viennent de découvrir le plus grand gisement d’œufs de dinosaures au monde. Chaque année, les chercheurs disposent d’un mois pour fouiller cette zone qui contient des ossements vieux de plusieurs millions d’années.

 

Le plus grand gisement d’œufs de dinosaures au monde

Depuis 1930, Sainte-Victoire est un lieu exceptionnel pour les fouilles de fossiles de dinosaures. C’est à cette époque que les premiers ossements y ont été retrouvés.

Dans les années 50, après la guerre, des recherches scientifiques ont été menées par le Muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence dans cette zone. Une quinzaine de gisements d’œufs de dinosaures sont découverts à cette époque, de quoi attirer les chercheurs du monde entier sur le site de la réserve naturelle.

Depuis 2015, Thierry Tortosa, paléontologue spécialiste des dinosaures de Provence, est le conservateur de la réserve naturelle de Sainte-Victoire. Cette année avec son équipe, il a exhumé le plus grand gisement d’œufs de dinosaures, qui s’étend sur une surface de 90 mètres carrés.

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Des fossiles présents depuis 74 millions d’années

Les centaines d’œufs découverts sont le résultat d’une ponte vieille de 74 millions d’années. Les paléontologues prennent donc leurs précautions pour gratter aux couteaux à huîtres et pointes sèches les précieux fossiles.

En outre, les chercheurs ont découvert huit individus différents de rhabdodons qui se mélangent à d’autres os et aux œufs. Le site de fouille est reconstitué au millimètre près grâce à un relevé GPS et à une modélisation 3D.

Le souhait des chercheurs est de retrouver un œuf avec un embryon, « mais la plupart des œufs que l’on trouve ici sont éclos”, explique le paléontologue Thierry Tortosa. « L’analyse au microscope des coquilles préparées en lames minces, permet de distinguer plusieurs espèces – on parle d’oo-espèces parce que tant que l’on n’a pas trouvé d’embryon à l’intérieur, on ne sait pas qui pond quoi. Idéalement, il faudrait analyser chaque œuf, et ça coûte très cher », indique-t-il.

Les chercheurs gardent espoir, la fouille pour l’année 2018 se termine à la fin du mois de juin, mais l’équipe bénéficie d’un plan de gestion jusqu’en 2021 pour poursuivre ses recherches à “Eggs-en-Provence”, comme le surnomme le spécialiste Thierry Tortosa.

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