Des milliers d’empreintes de dinosaures trouvées en Australie : une découverte majeure

Fossilisées dans une roche âgée de 127 à 140 millions d’années, des milliers d’empreintes de 21 dinosaures ont été retrouvées sur les côtes de la péninsule de Dampier, dans la région de Waldamany. Un véritable « Jurassic Park ».

Une découverte majeure

La découverte est très importante d’un point de vue scientifique. Elle constitue en effet la preuve que des dinosaures non aviaires vivaient dans l’Ouest de l’Australie, et donne un aperçu de la population de dinosaures qui occupait le continent pendant la première moitié du crétacé inférieur.

Au terme de plus de 400 heures de travail de 2011 à 2016, il a été établi que les empreintes appartenaient à 4 grands groupes de dinosaures. Plus précisément,  » il y a 5 types différents d’empreintes de dinosaures prédateurs, au moins 6 types d’empreintes de sauropodes herbivores à long cou, 4 types de traces omithopodes herbivores bipèdes, et 6 types de traces de dinosaures à armure « .

La découverte des records

Auteur d’une étude publiée par le Memoir of the Society of the Vertebrate Paleontology, Steve Salisbury souligne l’importance de cette découverte : sur seulement 25 km2, des milliers d’empreintes font de ce site une concentration d’empreintes « sans précédent sur la planète ». C’est également l’unique preuve de l’existence de stégosaures en Australie. Pour couronner le tout et achever d’impressionner les scientifiques comme les curieux, certaines empreintes sauropodes mesurent 1,7 m de long !

Des empreintes sauvées par les aborigènes

En 2008, l’Australie occidentale avait élu le site pour y développer un vaste projet de traitement du gaz naturel pour 40 millions de dollars. Les Goolarabooloo, communauté aborigène vivant sur les lieux, ont alors prévenu les paléontologues. En effet, depuis des milliers d’années, ils se transmettaient oralement traditions, codes, lois et rituels par des « cycles de chants », et l’un d’eux évoquait ces traces… « Le monde devait voir ce qui était en jeu », a expliqué Phillip Roe, un responsable aborigène. Face à la découverte, le projet a été abandonné et le site classé « héritage national » en 2011.


Accompagnez-nous sur les réseaux sociaux