La découverte de deux crânes en Chine pourrait prouver l’existence d’une nouvelle espèce humaine

C’est une troublante découverte archéologique que viennent de faire des chercheurs. Lors de fouilles en Chine, deux crânes méconnus ont été mis au jour. Des crânes qui pourraient prouver l’existence d’une espèce humaine encore très mystérieuse et qui laissent perplexe la communauté scientifique. 

Quels éléments ont été retrouvés et que laissent-ils supposer ?

Ce sont deux anciens crânes humains qui ont été mis au jour par des archéologues travaillant sur un chantier de fouilles en Chine. Les crânes en question ont la particularité de ne correspondre à aucun des fossiles actuellement connus des espèces humaines archaïques de cette région. Ceux-ci disposent de caractéristiques étonnantes à mi-chemin entre les traits des humains modernes et ceux des Néandertaliens. Datant d’environ 100 000 ans, ces étranges crânes sont pour certains une découverte majeure : celle des premiers crânes appartenant aux Denisovains, une mystérieuse race d’hominidés.

L’évocation des Denisovains est-elle récente ?

Les Denisovains sont une espèce qui vivaient autrefois en Sibérie et en Asie de l’Est. Ils tirent leur nom de la grotte de Denisova en Sibérie où les premiers ossements ont été découverts. Si cette découverte est l’une des plus importantes en lien avec les Denisovains, ce n’est pas la première fois que cette race d’hominidés est évoquée par la communauté scientifique.

Les premières allusions à cette race remontent à 2010 et sont liées à la découverte en 2007 d’outils en silex datant de 105 000 à 125 000 ans. Ceux-ci étaient nichés dans la même couche de sédiment que celle où ont été découverts les morceaux de crânes. Connus seulement grâce à une poignée de fragments d’os et à un peu d’ADN, ils sont encore un mystère pour la communauté scientifique. Et cette découverte ne fait que les intriguer davantage quant à leur existence.

Pourquoi cette découverte laisse les scientifiques perplexes ?

Les deux crânes fascinent la communauté scientifique mais à l’heure actuelle, rien ne leur permet d’affirmer que ceux-ci ont appartenu à des denisovains. Lorsque la découverte de la race en question a été annoncée pour la première fois, elle a stupéfié le monde archéologique, notamment parce que, même si nous avons leur ADN, il n’existe aucune preuve physique plus grande qu’un morceau d’os de doigt.

Si les chercheurs travaillant sur les crânes veulent confirmer leur théorie, des analyses supplémentaires, des tests génétiques ou encore la découverte d’autres fossiles vont être nécessaires. Le seule certitude qu’ont les archéologues est que les crânes retrouvés sont très différents de ceux de leurs proches cousins, l’Homme de Néanderthal. Toutefois, cette caractéristique peut être due à une différence régionale ou encore à une espèce d’hominidés encore inconnue qui vivait en Asie. Les crânes retrouvés sont-ils denosivains ou non ? Affaire à suivre.


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