La période ptolémaïque (du IVe siècle au premier siècle avant notre ère) avait visiblement encore bien des trésors à nous faire découvrir. En effet, plus d’une quarantaine de momies datant de cette période ont été découvertes en Egypte, sur le site de Tuna El-Gebel, au sud du Caire. Un héritage important, et une découverte sublime que le ministre des Antiquités Egyptiennes M. Khaled El Enany a présenté avec fierté au public ce samedi 2 février 2019.

 

Une découverte massive et exceptionnelle

Malgré leurs 2 000 ans d’existence, elles sont considérées comme étant en « bon état » : ce sont les corps momifiés d’hommes, de femmes et d’enfants et de quelques animaux qui ont été découverts dans un tombeau au sud du Caire. Posées à même le sol ou placées dans des cercueils ouverts en argile blanche, les momies étaient enveloppées de lin ou décorées d’écritures démotiques, une langue égyptienne antique. Certaines portent même encore des fragments de carton coloré, un matériau alors couramment utilisé pour la fabrication de masques funéraires.

C’est en empruntant une petite échelle et en descendant un tunnel en pierre étroit de sept mètres qu’une vaste pièce donne accès à plusieurs chambres minuscules taillées dans la roche. Dans cette nécropole, avaient déjà été retrouvés d’autres corps momifiés auparavant, en avril 2017.

Les corps retrouvés dans ce qui semble être un tombeau familial pourraient appartenir à « la petite bourgeoisie » de l’époque ptolémaïque, du nom de la dernière dynastie pharaonique régnante, d’origine grecque, dont Cléopâtre fut la dernière souveraine. On dénombre parmi eux douze corps d’enfants, qui sont accompagnés de six cadavres d’animaux, principalement des chiens qui « devaient être si chers à leurs propriétaires qu’ils les ont enterrés avec eux », souligne Mohamed Ragab, un participant aux fouilles qui étaient en cours depuis février 2018. Le reste des corps correspond à des momies de femmes et d’hommes adultes.

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Une Égypte soucieuse de conserver ses nombreux trésors

En plus de ces découvertes humaines, des ostracons et des fragments de papyrus ont été révélés sur place, ce qui selon le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités, pourrait faire remonter ces enterrements aux périodes primitives romaines et byzantines. Ils ont par la suite été placés à la nécropole de Tounah El Gebel, pour pouvoir être appréciés du grand public.

Longtemps critiquée pour sa négligence et son manque de rigueur scientifique, l’Egypte tient à montrer qu’elle prend soin de son trésor archéologique. Bien conservées grâce au climat sec, ces momies seront probablement transférées au Caire afin d’être étudiées à l’aide de la radiographie. Un processus qui, joint à l’étude des papyrus et des tessons de poterie retrouvés dans les cercueils, devrait apporter des réponses quant à l’identité et au mode de vie de ces défunts.

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