— Kiryl Lis / Shutterstock.com

La pandémie de coronavirus acquiert toujours un peu plus d’ampleur avec les jours qui passent, et la liste de personnes atteintes par le coronavirus ne cesse de s’allonger. Le nombre de décès augmente : rien qu’en France, 4500 personnes sont déjà mortes du coronavirus. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé ce 28 mars que le pic de l’épidémie devrait être atteint ce week-end et que « les 15 premiers jours d’avril seront encore plus difficiles« .

Les hôpitaux sont bien évidemment les plus touchés par cette pandémie, et sont malheureusement confrontés à de grandes pénuries, notamment en ce qui concerne les masques, les vêtements de protection mais aussi et surtout les respirateurs. En Italie, certains médecins ont même déjà dû refuser l’admission de patients parce qu’ils n’avaient pas assez de respirateurs pour les soigner. Malheureusement et étant donné la tournure que prennent les événements, ce genre de situation risque de se banaliser et de se produire ailleurs, les hôpitaux se trouvant de plus en plus surchargés.

Les médecins et personnels soignants, très courageux, font donc leur possible pour faire face à cette pénurie. Certains ont donc fait en sorte de partager les respirateurs entre différents patients, en divisant les tuyaux afin qu’un seul respirateur puisse servir à quatre patients différents. Mais aujourd’hui, l’American Society of Anesthesiologists a lancé l’alerte : ce type de procédé est en fait très dangereux, et mettrait, in fine, en péril la santé des quatre patients.
« La physiologie des patients atteints du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) au début de l’infection par le Covid-19 est complexe. Tenter de ventiler plusieurs patients atteints du Covid-19 pourrait conduire à de mauvais résultats et à des taux de mortalité élevés pour tous les patients concernés », annonce le communiqué.

C’est donc un choix cornélien qui s’impose aux personnels soignants entre soigner le plus de personnes possible avec un risque de mortalité, ou soigner moins de personnes sans risque. Les associations médicales soutiennent l’idée que les médecins devraient faire le choix d’établir des priorités entre les patients en fonction de qui est le plus susceptible de s’en sortir. Le communiqué ajoute : « Conformément aux décisions de triage extrêmement difficiles, mais pas rares, souvent prises lors de crises médicales, il vaut mieux donner le respirateur au patient le plus susceptible d’en bénéficier sans provoquer la disparition de plusieurs autres patients.”

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de