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Des scientifiques britanniques ont récemment déterminé que les personnes ayant été infectées par le Covid-19 étaient extrêmement peu susceptibles de contracter à nouveau la maladie pendant au moins six mois.

« C’est une découverte passionnante »

Afin d’obtenir une meilleur aperçu de l’immunité consécutive à une infection par le Covid-19, une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford a suivi 12 180 travailleurs du secteur de la santé sur une période de 30 semaines. Ceux-ci ont été initialement testés afin de détecter la présence d’anticorps, indiquant une infection antérieure, et ont ensuite subi des analyses régulières, qu’ils ressentent ou non des symptômes.

Mis en ligne sur le serveur de pré-publication medRxiv, les résultats intermédiaires de cette étude au long cours ont montré qu’aucun des 1 246 sujets présentant au départ des anticorps n’avait développé d’infection symptomatique, contre 89 des 11 052 sujets sans anticorps. Les premiers cités étaient également moins susceptibles de développer une forme asymptomatique de la maladie, avec seulement trois sujets ayant été testés positifs au Covid-19 contre 76 travailleurs de la santé sans anticorps.

Selon les auteurs de l’étude, de tels chiffres suggèrent que les personnes infectées par le virus sont très peu susceptibles de le contracter à nouveau au cours des six mois suivants. « C’est une découverte passionnante, qui indique que le fait d’être infecté par le virus offre au moins une protection à court terme contre la réinfection », note le Dr Katie Jeffery, qui a coordonné les travaux.

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Un suivi à long terme

Bien qu’il s’agisse d’une étape importante, les chercheurs britanniques rappellent que les données récoltées jusqu’à présent se révèlent insuffisantes pour déterminer si le fait de développer des anticorps offre une protection efficace à plus long terme (au-delà de six mois après l’infection initiale).

« Nous savons, grâce à des recherches antérieures, que les niveaux d’anticorps diminuent avec le temps, mais nos travaux montrent qu’il existe une certaine immunité chez les personnes qui ont été infectées par le virus », note le professeur David Eyre, co-auteur de l’étude. « Nous continuerons à suivre attentivement cette large cohorte afin de voir combien de temps dure cette protection, et si une infection antérieure peut éventuellement avoir un impact sur la gravité de la maladie dans le cas d’une réinfection. »

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