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Si les connaissances concernant les effets du coronavirus sur notre santé ont largement évolué depuis le début de la pandémie, de nouvelles recherches suggèrent des risques particulièrement élevés pour les femmes enceintes.

Des risques plus importants que prévu

Publiée dans la revue JAMA Pediatrics, la nouvelle étude a été menée auprès de plus de 2 100 femmes enceintes dans 18 pays du monde. Il s’est avéré que les femmes atteintes de Covid-19 étaient 50 % plus susceptibles de souffrir de complications graves (naissance prématurée, admission en soins intensifs ou décès), tandis que leurs nouveau-nés, dont 10 % avaient été testés positifs au virus au cours des premiers jours de leur vie, présentaient un risque trois fois plus élevé de complications médicales sévères.

« Nous savons maintenant que les risques pour les mères et les bébés sont plus importants que nous le supposions au début de la pandémie », a estimé Stephen Kennedy, professeur de médecine à l’université d’Oxford et auteur principal de l’étude. « Ces résultats soulignent également l’importance de la vaccination pour les femmes enceintes. »

Actuellement, de nombreux organismes de santé recommandent les vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna pour les femmes enceintes, en fonction de leur âge et de leur risque clinique. Les résultats préliminaires d’une étude américaine menée auprès de 35 000 femmes ont montré que les patientes ayant reçu ces composés durant leur grossesse présentaient des taux de fausses couches, de naissances prématurées et d’autres complications comparables à ceux observés chez cette catégorie de population avant la pandémie.

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Une étude unique en son genre

Unique en son genre, l’étude mondiale Intercovid a impliqué la comparaison systématique du profil médical de chaque femme enceinte atteinte de Covid-19 à celui de deux autres patientes enceintes non touchées ayant accouché au même moment et au sein du même hôpital. Ces recherches ont également montré que les risques pour les cas asymptomatiques étaient similaires à ceux des femmes enceintes n’ayant pas contracté le virus.

Si l’allaitement maternel ne semblait pas avoir de lien avec le fait que les nouveau-nés de mères infectées contractent le coronavirus, « l’accouchement par césarienne peut être associé à un risque accru », a souligné José Villar, co-auteur de l’étude.

Pour les chercheurs, le prochain défi consistera à examiner les effets à long terme du coronavirus sur les mères et les enfants.

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