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Covid-19 : le risque de caillots sanguins et d’évènements graves liés augmente après l’infection

Ces travaux ont impliqué l’examen des dossiers médicaux de plus d’1 million de personnes ayant contracté le virus

— MattLphotography / Shutterstock.com

Une vaste étude d’observation a révélé une augmentation considérable du risque de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire dans les mois suivant l’infection par le SARS-CoV-2.

Des résultats surprenants

Publiés dans la revue The BMJ, ces travaux ont impliqué l’examen des dossiers médicaux de l’ensemble des cas de Covid-19 (1 057 174 sujets) enregistrés en Suède jusqu’en mai 2021. Un groupe témoin de quatre millions de sujets appariés par l’âge et le sexe, non positifs au Covid, a été utilisé pour quantifier l’augmentation du risque de caillots sanguins causée par l’infection.

Dans les 30 jours suivant un premier diagnostic de Covid-19, les chercheurs ont constaté que le risque d’embolie pulmonaire était multiplié par 33, le risque de thrombose veineuse profonde (TVP) par cinq et le risque d’hémorragie généralisée par deux. Ce risque accru, par rapport au groupe témoin, a persisté 60 jours pour les hémorragies, 90 jours pour les TVP et 180 jours pour les embolies pulmonaires.

En tenant compte de la gravité de la maladie, les chercheurs ont constaté que les personnes initialement les plus touchées par le Covid-19 présentaient un risque plus élevé à long terme de caillots sanguins. Cependant, l’augmentation du risque n’était pas nulle chez les personnes souffrant d’une forme légère, respectivement trois et sept fois plus susceptibles de souffrir d’une TVP ou d’une embolie pulmonaire.

— Corona Borealis Studio / Shutterstock.com

Si cette recherche est la plus solide à examiner la relation entre les caillots sanguins et l’infection par le SARS-CoV-2, elle n’est pas la première à mettre en évidence une telle association. L’année dernière, une large étude britannique avait montré une augmentation significative des taux d’accidents vasculaires cérébraux, de crises cardiaques et de caillots sanguins un mois après le diagnostic initial, s’avérant nettement plus élevés chez les non-vaccinés.

Vaccination et Omicron

La nouvelle étude s’est appuyée sur des données recueillies avant et après le déploiement généralisé de la vaccination, de sorte qu’elle n’a pu déterminer dans quelle mesure ces composés contribuaient à réduire le risque de tels évènements.

Si les vaccins actuels se révèlent très efficaces pour prévenir les formes graves de la maladie, ses auteurs rappellent qu’ils ne procurent qu’une protection modérée contre l’infection par le variant Omicron, impliquant un risque de thromboembolie veineuse même chez les personnes vaccinées et/ou présentant des formes légères, ne nécessitant pas d’hospitalisation.

« Ces résultats soulignent l’importance de la vaccination, mais aussi de l’identification par les professionnels de santé des personnes atteintes de Covid-19 présentant un risque accru de caillots sanguins, afin de pouvoir utiliser des anticoagulants », concluent les chercheurs.

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