— Marion Carniel / Shutterstock.com

Si la plupart des modèles de propagation virale se concentrent sur la transmission inter-humaine, il s’avère que d’autres facteurs peuvent entrer en jeu pour le Covid-19, notamment le pollen émis par les arbres.

Des simulations révélatrices

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Physics of Fluids, des chercheurs de l’American Institute of Physics ont remarqué une corrélation significative entre l’augmentation des niveaux de pollen et des infections par le coronavirus. À l’aide de simulations informatiques, ceux-ci ont entrepris de déterminer comment la distribution du pollen pouvait contribuer à la propagation du SARS-CoV-2 et d’autres virus.

Un modèle numérique réaliste de saule a été créé afin de déterminer comment le pollen produit par l’arbre, à proximité duquel un rassemblement d’une centaine de personnes (dont certaines étaient infectées par le Covid-19) avait lieu, se déplaçait.

« Créer un environnement réaliste a représenté un important défi », souligne Talib Dbouk, auteur principal de l’étude. « Le saule mature comportait des centaines de branches ainsi que des milliers de feuilles et de particules de pollen, et nous avons également dû représenter une foule composée d’une centaine d’individus, située à une vingtaine de mètres de l’arbre. »

Schéma du scénario étudié par les chercheurs — © Talib Dbouk

Les chercheurs ont constaté que lorsque le pollen était soufflé par le vent et se répandait dans la foule au cours d’une journée de printemps typique, certaines de ses particules se liaient à celles du coronavirus, transportant ces dernières beaucoup plus loin qu’elles ne l’auraient fait seules. Selon leurs simulations, les grains potentiellement porteurs du virus pouvaient parcourir plus de 50 mètres et traverser la foule en moins d’une minute.

« Les mesures de distanciation devraient tenir compte de ces paramètres »

Chaque grain de pollen étant susceptible de transporter des centaines de particules virales (sachant que la concentration de pollen par mètre cube d’air peut atteindre 1 500 grains pour certains arbres), les recherches suggèrent que le pollen pourrait avoir un impact significatif sur la propagation du virus, en modifiant la dynamique de transmission inter-humaine.

« Dans le cas de fortes concentrations de grains de pollen dans l’air ou lors de la pollinisation au printemps, une distance de 2 mètres entre les individus se révèle largement inefficace en plein air », soulignent les auteurs de l’étude. « Les mesures de distanciation devraient tenir compte de ces paramètres. »

Bien que cette étude se soit principalement concentrée sur la transmission du Covid-19, les chercheurs espèrent qu’elle renforcera l’intérêt pour la dynamique des fluides viraux et des pollens. Leurs prochaines recherches exploreront la façon dont ces derniers affectent la respiration selon les conditions atmosphériques.

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steve
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steve

Là on rentre dans de la science fiction, avec des études fournies par des instituts sortis de je ne sais où, personne n’a jamais pu photographier un virus et eux arrivent à les voir dans le pollen, du grand art ! merci Dailygeekshow vous devez être surement financé par les… Lire la suite »