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Plus d’une année après le début de la pandémie de Covid-19, les scientifiques continuent leurs recherches pour percer les mystères de ce virus ayant fait des millions de morts à travers le monde. Une équipe de chercheurs avance que les personnes qui ont souvent des rhumes pourraient avoir moins de risques de développer une forme grave de la maladie.

Les scientifiques se sont concentrés sur les lymphocytes T

L’étude a été publiée dans la revue Science Immunology. « L’une des principales caractéristiques de la pandémie de SARS-CoV-2 est que certains individus tombent gravement malades ou meurent, alors que d’autres ne présentent qu’une évolution bénigne de la maladie ou sont asymptomatiques », ont tout d’abord expliqué les auteurs de l’étude.

Une grande partie des travaux sur le virus à l’origine du Covid-19 se concentre sur les anticorps. En revanche, le Dr Mark Davis et ses collègues se sont plutôt penchés sur les cellules tueuses, appelées lymphocytes T. Chez les patients qui ont souvent des rhumes, ces dernières se souviennent des rencontres précédentes avec les coronavirus saisonniers.

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Les lymphocytes T réagissent rapidement face au SARS-CoV-2

Après une première rencontre avec un virus, les lymphocytes T se calment et entrent dans une sorte de mode mémoire. Ils peuvent rester dans ce mode pendant plusieurs années, toujours sur leurs gardes pour pouvoir agir rapidement lorsqu’un agent pathogène ciblé apparaît. Or, en effectuant l’analyse de plusieurs prélèvements sanguins sur des donneurs sains avant le début de la pandémie, les chercheurs ont découvert que certaines cellules tueuses agissent rapidement lorsqu’elles sont exposées au SARS-CoV-2, en raison de la similitude de ce virus avec d’autres coronavirus.

Les chercheurs ont ensuite effectué des prélèvements sanguins chez des patients atteints du Covid-19. Ils ont découvert que les lymphocytes T ciblaient des séquences peptidiques communes à plusieurs coronavirus dans les cas bénins, tandis qu’ils ciblaient principalement des séquences uniques au SARS-CoV-2 dans les cas graves.

« Ces résultats pourraient contribuer à expliquer pourquoi certaines personnes, en particulier les enfants, semblent beaucoup plus résistantes que d’autres à l’infection par le SARS-CoV-2. Ils pourraient également permettre d’anticiper quelles personnes sont susceptibles de développer les symptômes les plus graves du Covid-19 », ont indiqué les chercheurs.

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