plaisir sexuel
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De nouvelles recherches suggèrent que de minuscules récepteurs sensoriels, notamment présents dans nos lèvres et nos organes génitaux, jouent un rôle essentiel dans la perception des stimuli sexuels.

Les obscurs corpuscules de Krause

Décrits pour la première fois par l’anatomiste allemand Wilhelm Krause au XIXe siècle, les corpuscules de Krause sont des structures sensorielles présentes dans les organes génitaux et les tissus cutanéo-muqueux des mammifères. Toutefois, bien que ces capsules nerveuses de forme cylindrique, arrondie ou allongée soient étudiées depuis des décennies, leurs fonctions physiologiques restent relativement obscures.

Si ces structures avaient été précédemment liées à la perception des changements de température, de nouveaux travaux, pré-publiés sur le serveur bioRxiv, suggèrent que leur stimulation se révèle essentielle au fonctionnement sexuel.

« En utilisant l’électrophysiologie in vivo et l’imagerie calcique, nous avons découvert que les deux types d’afférences des corpuscules de Krause sont des mécanorécepteurs à bas seuil d’adaptation rapide, parfaitement adaptés aux vibrations dynamiques et aux stimuli tactiles et légers (40-80 Hz) appliqués au clitoris ou au pénis », écrivent les auteurs de l’étude.

structures nerveuses
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Une série d’expériences a montré que la stimulation optogénique des corpuscules de Krause chez des souris mâles entraînait une érection, tandis que leur ablation génétique réduisait leur capacité à éjaculer et affectait la réceptivité sexuelle des femelles.

Une densité significativement plus élevée dans le clitoris

L’équipe a également découvert que le clitoris et le pénis présentaient un nombre similaire de corpuscules de Krause, impliquant une densité remarquablement plus élevée de ces structures à l’intérieur des organes génitaux féminins, comparativement beaucoup plus petits.

Selon les chercheurs, une telle caractéristique démontre l’existence d’un modèle d’innervation commun entre les deux types de tissus, présent aux premiers stades du développement génital, mais divergeant par la suite, ce qui se traduit par un fort dimorphisme sexuel.

Éclairant le fonctionnement des organes génitaux chez les mammifères, ces résultats pourraient potentiellement contribuer à l’amélioration du traitement des dysfonctions sexuelles chez l’Homme.

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