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Le coronavirus sévit depuis un an en France. L’arrivée de ce virus a chamboulé la vie des Français et mis à mal l’économie du pays. Mais ce sont les plus précaires qui subissent les conséquences du Covid de plein fouet. En effet, plus de 2,1 millions de personnes bénéficient de l’aide alimentaire.

Une hausse soudaine du nombre de bénéficiaires de banques alimentaires

D’après une étude publiée ce lundi 15 février 2021, la moitié des personnes qui profitent des banques alimentaires sont présentes depuis moins d’un an. Autrement dit, sur les 2,1 millions de bénéficiaires, en ce début d’année 2021, les banques ont connu une hausse soudaine de 25 % lors du premier confinement. Ces personnes sont ni plus ni moins les principales victimes de l’arrivée du Covid-19.

L’étude précise que 51 % des personnes sont bénéficiaires des banques alimentaires depuis moins d’un an. Ce pourcentage comprend également 21 % de personnes qui y ont eu recours pour la première fois il y a moins de 3 mois et 14 % entre 3 mois et 6 mois. L’étude peut affirmer sans nul doute que « si la perte d’emploi, la maladie et la séparation sont toujours les trois premières raisons de l’aggravation de la situation financière des bénéficiaires, l’impact de la crise sanitaire est palpable ». Cette affirmation est confirmée par 12 % de bénéficiaires qui ont des difficultés financières graves suite à l’apparition du coronavirus.

Les banques alimentaires accueillent tous les profils

Entre confinement, hausse du chômage et crise économique, beaucoup de Français (dont des étudiants) se retrouvent dans une situation précaire. Réalisée tous les deux ans entre le 30 septembre et le 10 novembre, l’étude menée par l’institut CSA pour les banques alimentaires est catégorique : « Dans le contexte actuel les banques alimentaires sont de plus en plus sollicitées et voient le profil des bénéficiaires évoluer (travailleurs pauvres, personnes diplômées). »

En effet, 80 % des bénéficiaires n’ont pas d’emploi, 27 % sont chômeurs et 17 % sont retraités. Les personnes qui bénéficient de cette aide touchent 839 euros en moyenne. Pour survivre, plus de la moitié des bénéficiaires se rendent dans les banques alimentaires au moins une fois par semaine. L’étude précise également que les profils sont majoritairement des femmes (70 %) de 48 ans en moyenne, et de nationalité française (80 %).

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