— Gorodenkoff / Shutterstock.com

La majeure partie de Mars se révèle extrêmement inhospitalière pour la vie, en raison des radiations nocives frappant sa surface. Selon ces nouvelles recherches, établir les éventuelles colonies humaines à l’entrée des grottes martiennes constituerait une solution à la fois simple et efficace.

Un rayonnement UV largement atténué

Mars ne possédant pas de champ magnétique ni d’atmosphère épaisse comme la Terre, sa surface se révèle par conséquent exposée aux dangereux rayonnements ultraviolets (UV) et ionisants du Soleil, ce qui constitue un problème majeur pour les futures missions humaines. Tout être vivant amené à fouler la surface de la planète rouge se retrouverait exposé à des doses de rayonnement en moyenne 900 fois plus élevées que celles auxquelles il serait soumis sur Terre.

Cependant, l’analyse de clichés pris depuis l’orbite de Mars a conduit à la mise en évidence de ce qui semble être l’entrée de grottes, dont l’intérieur pourrait être protégé de ces rayons nocifs. Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Icarus, Daniel Viúdez-Moreiras, de l’Institut national espagnol de technologie aérospatiale, a calculé la quantité de rayons UV qui parviendraient à pénétrer dans différents types de grottes situées à divers endroits de la planète rouge.

Il s’est avéré que, dans de nombreux cas, les niveaux de rayonnement UV à l’intérieur des grottes correspondaient à environ 2 % des niveaux à la surface. Soit des niveaux de rayonnement à la fois suffisamment faibles pour être considérés comme « relativement sûrs », et assez élevés pour soutenir les organismes qui ont besoin de lumière pour produire de l’énergie par photosynthèse.

Cliché de l’entrée d’une potentielle grotte martienne, capturé par le Mars Reconnaissance Orbiter — © NASA / JPL / UArizona

Des implications doubles

S’il n’est pas certain que les rayonnements ionisants (potentiellement plus dangereux que les UV) soient bloqués de la même manière, cela reste probable, selon Viúdez-Moreiras. « Le rayonnement ionisant ne présente pas exactement le même comportement que le rayonnement UV », explique-t-il. « Cependant, on s’attend à ce que le rayonnement ionisant soit également fortement atténué dans les puits de lumière des grottes. »

Les implications d’une telle constatation sont doubles : les grottes peuvent être des endroits sûrs où les explorateurs humains pourraient échapper aux conditions extrêmes régnant à la surface de la planète rouge (radiations et tempêtes de sable), et figurent également parmi les meilleurs endroits où rechercher des signes de vie.

« Aucun atterrisseur ou rover n’ayant jamais visité une grotte martienne, le faire serait évidemment le meilleur moyen de savoir si elles sont vraiment habitables », conclut Viúdez-Moreiras.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de