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L’analyse d’images satellite a permis l’identification d’une nouvelle colonie de manchots empereurs, composée de plusieurs centaines d’individus. À l’instar de ses homologues, celle-ci se trouve fortement menacée par le réchauffement climatique.

La colonie de Verleger Point

Les manchots empereurs sont la seule espèce de manchots se reproduisant sur la glace de mer, plutôt que sur la terre ferme. Situées dans des zones difficiles d’accès où les températures peuvent atteindre -60 °C, leurs colonies se révèlent notoirement difficiles à documenter. Depuis plusieurs décennies, les chercheurs s’appuient largement sur l’imagerie satellite afin de détecter des signes de leur présence, se résumant à des taches brunes de guano sur la glace.

Située à Verleger Point, dans l’ouest de l’Antarctique, la nouvelle colonie a été identifiée par les chercheurs du British Antarctic Survey (BAS) grâce aux images de la mission Copernicus Sentinel-2 de la Commission européenne, et confirmée par les images à haute résolution du satellite Maxar WorldView-3. Comptant environ 500 oiseaux, elle porte à 66 le nombre de colonies de manchots empereurs connues autour du littoral antarctique.

« C’est une découverte passionnante, mais comme beaucoup de sites récemment découverts, cette colonie est relativement petite et se trouve dans une région durement impactée par la perte de glace de mer », explique Peter Fretwell, du BAS. « Une glace robuste entre avril et septembre est indispensable à la survie des poussins. Si, sous l’effet du réchauffement climatique, celle-ci se brise précocement, ces derniers tombent dans l’eau et périssent. »

Selon le chercheur, la taille des colonies de manchots a également un impact direct sur leur survie, car les oiseaux se serrent les uns contre les autres pour se protéger des tempêtes hivernales, principalement pendant la période de deux mois précédant l’éclosion, au cours de laquelle les mâles couvent les œufs.

La menace climatique s’intensifie

Ces dernières années, les changements dramatiques de la couverture de glace de mer ont entraîné la disparition de plusieurs colonies de manchots empereurs, dont une à la baie de Marguerite, qui était étudiée depuis les années 1940, et une autre à la baie de Halley, stable depuis 50 ans.

« La plupart des manchots empereurs ne verront jamais un humain de leur vie, mais ce que nous faisons à l’autre bout du monde a des répercussions terribles sur leurs populations », souligne Fretwell. « L’an passé, nous avons connu les pires conditions de glace de mer jamais observées en Antarctique et cette année est encore pire. »

Des recherches antérieures ont prédit que 90 % des colonies connues seront perdues d’ici la fin du siècle si aucune action supplémentaire n’est entreprise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique.

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rustinette
rustinette
4 jours

quelle tristesse ce que l’humain à fait comme destruction sur cette planète