Près de vingt siècles après son édification, le Colisée se dresse encore fièrement au centre de la Ville éternelle, Rome. Jamais aucun monument ne fut plus symbolique de la puissance de l’Empire romain ; jamais aucun monument n’incarna mieux la modernité de la ville de Rome, à la fois centre politique, judiciaire, scientifique et culturel.

La construction du Colisée, initiée par l’empereur Vespasien, représente l’apogée des savoir-faire architecturaux les plus révolutionnaires de l’époque. Moins de dix ans furent nécessaires à l’édification de ce monument colossal de 50 mètres de haut, 138 mètres de long et d’une capacité oscillant entre 50 et 80 000 personnes : cela représentait un véritable exploit pour l’époque. Ce chef-d’oeuvre architectural est loin d’être seulement esthétique ; sa visée est également politique. Vespasien cherche à prouver que son empire est le plus puissant. Il faut impressionner et démotiver les potentiels ennemis susceptibles de nuire à l’Empire.

Chaque jour, des milliers de spectateurs assistent à des spectacles variés. L’emploi du temps est très organisé puisque le matin s’y déroulent des scènes de chasse, le midi des tribunaux de justice, et l’après-midi des combats de gladiateurs. L’Empire romain est à l’époque plus puissant que jamais et sa richesse autant que sa modernité s’incarnent tout à fait à travers le Colisée : un système de brumisateurs est mis en place pour rafraîchir le public lors de chaudes après-midis, des ascenseurs sont créés pour les bienfaits du spectacle et permettent d’introduire les fauves dans l’arène, un système de volets dépliables pour se mettre à l’ombre est installé… Un luxe et une modernité spectaculaires pour l’époque.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de