― Marek R. Swadzba / Shutterstock.com

Etre dévoré vivant par une grenouille, voilà qui n’effraie pas le moins du monde les coléoptères. Utilisant leurs ailes comme carapaces, ces insectes ressortent vivants du système digestif de l’amphibien, s’offrant simplement un petit tour de toboggan, allant de son oesophage à son anus.

Les coléoptères regroupent l’ensemble des insectes à ailes rigides, allant de la coccinnelle au scarabée en passant par le hanneton, le lucane ou le ver luisant. Il s’agit des insectes les plus nombreux, et font ainsi partie des proies quotidiennes des grenouilles, qui les saisissent par surprise alors qu’ils volent ou marchent. Mais peut-on réellement parler de proies ?

En réalité, les coléoptères terminent vainqueurs dans le duel avec la grenouille. En effet, les scientifiques de l’université de Kobé au Japon ont observé que dans 93 % des cas, ces insectes ressortaient vivants du derrière du batracien !

Ces insectes sont suffisamment volumineux et résistants pour obstruer l’orifice arrière des grenouilles. Cela stimule le système digestif des amphibiens à se détendre, de sorte que les proies ont une voie de sortie confortable.

Le fait d’être dévoré par une grenouille n’est pour les coléoptères rien de plus sérieux qu’une visite de son organisme, en passant par son oesophage, son estomac, son intestin grêle, son gros intestin et enfin par son anus.

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1 année

Et nous autres êtres humains?