Des emojis pour parler du changement climatique : une idée simple pour sensibiliser les internautes

Les emojis accompagnent beaucoup de nos messages lors de nos conversations sur des sujets aussi divers que variés… Sauf pour le changement climatique : les cases sont vides. C’est pour cette raison que les artistes Marina Zurkow et Viniyata Pany se sont réunis et se sont lancés dans la création d’autocollants mobiles relatifs au changement climatique : les Climoji.

 

Les Climoji, petits nouveaux dans le monde des emojis

Un arbre qui prend feu, un ours polaire affamé, un squelette de poisson dans une bouteille vide… Tous ces problèmes environnementaux sont repris avec Climoji sous forme d’émoticones.

Les créateurs ont un but premier : celui de sensibiliser les gens aux problèmes du réchauffement climatique et de la destruction environnementale. Ces emojis permettent d’animer les conversations sur la fonte des glaces, la surproduction des déchets au quotidien…

Ce projet d’abord artistique, Marina Zurko le justifie de la manière suivante à The Verge : « Pourquoi certains de nos principaux outils de communication évitent-ils ce problème ? Pourquoi n’y a-t-il même pas d’icône d’ouragan dans le jeu d’emoji officiel ? »

Quel futur pour les climoji ?

La cofondatrice du projet Marina Zurko souhaite aller de l’avant avec ce travail. Cette possible évolution passe par l’approche du géant américain Facebook avec pour finalité un contrat avec eux. Les autocollants climoji pourraient rejoindre la grande famille des émoticônes du réseau social.

Un autre point peut faciliter la popularité des Climoji, celui d’être adopté par le Consortium Unicode. Ce groupe d’entreprises informatiques a sa base à la Silicon Valley. Elles approuvent les nouveaux emoji selon des critères bien particuliers. Leur utilisation sur les réseaux sociaux comme Snapchat, Twitter, ou Facebook est une étape nécessaire pour mesurer le potentiel d’utilisation de ces petits dessins.

L’émoticône doit être utile, et ne doit pas avoir un usage unique. Le Consortium Unicod juge que « les têtes de chat, de cochon ou de lapin peuvent être utilisées pour évoquer des sentiments positifs, alors que l’émoticône araignée peut évoquer des sensations négatives ». Les Climoji vont donc devoir faire leurs preuves pour se glisser plus facilement dans nos smartphones.


La terre est ma patrie et l’humanité, ma famille

— Khalil Gibran