― Jack_Wong/ Shutterstock.com

En 2019, de violentes manifestations ont éclaté à Hong Kong pour dénoncer l’influence de la Chine sur l’ancienne colonie britannique. En réponse à cela, l’administration du président chinois Xi Jinping a promulgué une nouvelle loi sur la sécurité nationale en juin dernier qui sera mise en application à Hong Kong. Cette loi a suscité de vives remontrances et réactions tant de la part des Hongkongais que des acteurs internationaux.

La Chine a littéralement Hong Kong à l’oeil

L’opposition démocrate locale estime effectivement que pour Pékin, cette loi est un moyen de réduire les manifestants au silence. D’ailleurs, Ouest-France rapporte que la loi prévoyait l’instauration d’un organe de sécurité nationale institué et présidé par le chef de l’exécutif hongkongais qui est actuellement Carrie Lam. Cette dernière ne jouit d’ailleurs pas d’une bonne réputation puisque pour beaucoup de Hongkongais, elle ne fait qu’obéir au doigt et à l’œil à la Chine.

Justement, la Chine a tenu parole et le mercredi 8 juillet dernier, l’administration chinoise a inauguré ledit organe en ouvrant des bureaux de sécurité nationale dans un hôtel de Hong Kong, le Metropark Hotel. Selon Le Figaro, cet hôtel « domine le parc Victoria » et, peut-être est-ce une pique qu’envoie Pékin mais c’est justement dans ce parc que « se rassemblent depuis des années les manifestants pro-démocratie ». La loi de sécurité prévoit notamment que les opposants au régime chinois puissent être passibles de la prison à perpétuité.

Une cérémonie à huis clos

Comble de l’ironie, le drapeau chinois trône à l’extérieur du bâtiment et une plaque arborant l’emblème de la Chine a aussi été installée. Lors de l’inauguration, la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, a déclaré dans son discours :

La cérémonie d’inauguration d’aujourd’hui est un moment historique car nous assistons à une nouvelle étape dans la mise en œuvre d’un système juridique et d’un mécanisme qui permettra de maintenir la sécurité nationale à Hong Kong.

Des propos qui sonneraient faux si l’on en croit les informations de Ouest-France, qui affirme que le « Bureau de sécurité nationale » aurait en vérité pour but de récolter « des renseignements et de poursuivre les atteintes à la sûreté de l’État à Hong Kong » et les agents chinois pourraient désormais aller et venir ouvertement dans l’ex-colonie britannique. Par ailleurs, Le Monde souligne que lors de l’inauguration, toutes les voies d’accès à l’hôtel étaient surveillées et barricadées par des forces de l’ordre.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de