Une étude intrigante : le comportement des chèvres est semblable à celui des chiens

Les scientifiques de l’université Queen Mary à Londres ont étudié de très près le comportement de la chèvre face à un problème. Ils se sont rendu compte que ces adorables créatures ont une réaction similaire au chien en sollicitant du regard l’homme lorsque la tâche demandée devient trop compliquée.

« Il est reconnu que les chiens et les chevaux sont en mesure de communiquer de façon intentionnelle avec les humains », explique le biologiste Christian Nawroth dans son étude publiée dans Biology Letters. « Nous avons donc voulu savoir si oui ou non cela s’étend aux espèces d’élevage, élevées pour la production plutôt que comme des animaux de compagnie. »

Une bébé chèvre via Shutterstock
Un bébé chèvre via Shutterstock

C’est ainsi que les chercheurs de l’université Queen Mary au Royaume-Uni ont voulu tester le comportement des chèvres dans certaines situations pour mieux les comprendre. Pour cela, les scientifiques ont donné un exercice de logique à 34 chèvres. La tâche consistait à soulever le couvercle d’une boîte pour obtenir une récompense, ils ont ensuite rendu le test totalement impossible afin d’observer la réaction de l’animal.

Lorsque la tâche devient difficile pour la chèvre, l’animal tente un contact visuel avec l’homme assis à proximité pour lui demander de l’aide, un peu à la manière des chiens.
Christian Nawroth et son équipe suspectent que les animaux ont ce type de comportement seulement après avoir passé beaucoup de temps avec les humains. En effet, il est important de noter que la chèvre était l’une des premières espèces à avoir été domestiquée par l’homme, il y a environ 10 mille ans.

Une maman chèvre et ses petits via Shutterstock
Une maman chèvre et ses petits via Shutterstock

Mais la théorie de domestication n’est pas toujours applicable, car certaines études prouvent que, par exemple, les chats peinent à entamer une communication visuelle avec un être humain lorsqu’il est sujet à un défi impossible. « Nous supposons que cela est dû à leur mode de vie plutôt solitaire », explique Christian Nawroth. À l’avenir, son équipe envisage d’enquêter pour savoir si les chèvres présentent ou non le même comportement d’attachement que l’on trouve chez les chiens.

À la rédac’, on est impressionné par les résultats de cette étude fascinante sur le comportement des chèvres. Pour rester dans le thème, découvrez ces 37 chèvres intrépides qui n’ont pas peur d’escalader de vertigineuses falaises.


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