
À la naissance, les poulains présentent d’étranges structures molles sous leurs sabots, qui contribuent à protéger les tissus de la mère durant la gestation et la mise bas.
Une protection essentielle
Si ce tissu temporaire, connu sous le nom d’éponychium, est également observé chez d’autres ongulés, notamment les vaches, les cerfs et même les rhinocéros, c’est chez les équidés, pour lesquels on parle de chaussons, qu’il est particulièrement développé.
Présentant une texture gélatineuse durant le développement utérin, cette membrane périoplique change rapidement après la naissance du poulain. Son exposition à l’air libre va contribuer à son durcissement et sa rétractation, pouvant finalement conduire à l’apparition d’une crête semblable à la bande de peau visible à la base de nos ongles.
Sous le sabot, son intrigant aspect plumeux ne persiste pas plus de quelques heures. Dès lors que le poulain se tient sur ses pattes et commence à se déplacer, ces « doigts de fée » s’usent rapidement et laissent apparaître la partie cornée sous-jacente.
Newborn foals are born with what horse lovers call “fairy fingers” or “golden slippers.” The scientific name for these soft, rubbery coverings is eponychium. They form around the foal’s tiny hooves before birth, giving each foot a padded, cushion-like appearance.
— WindTalker (@nmlinguaphile) September 27, 2025
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Cette enveloppe joue un rôle essentiel durant le développement fœtal, en protégeant les tissus utérins des coups de sabot de l’individu à naître. Lors de la mise bas, elle limite également le risque de lésions du canal génital.
Une adaptation pour déjouer les prédateurs
Le développement in utero des sabots chez les mammifères herbivores serait lié à leur statut au sein de la chaîne alimentaire. La mise bas et l’expulsion du placenta pouvant attirer les prédateurs, il est essentiel que les nouveau-nés, particulièrement vulnérables, soient capables de se déplacer par leurs propres moyens très peu de temps après leur venue au monde.
Bien qu’il ne subsiste aujourd’hui qu’une espèce de cheval sauvage, ayant frôlé l’extinction au milieu du XXe siècle, à une époque pas si lointaine, ces équidés étaient régulièrement les cibles des loups, des ours et de grands félidés.
Au cas où vous l’ignoriez, les pattes des chevaux présentent également d’étranges excroissances, qui constituent des vestiges de leur évolution.