Ce maraîcher a sauvé son exploitation en agriculture biologique grâce à… des chats !

De plus en plus de producteurs se tournent vers l’agriculture biologique. Cependant, il existe encore des problèmes contre lesquels il est difficile de lutter dans ce type de culture, en particulier les rongeurs. Un maraîcher de la Somme a cependant trouvé une solution aussi efficace qu’inédite : faire appel à des chats !

PROTÉGER DES PLANTES AVEC DES ANIMAUX

Dans l’agriculture biologique, tout est pensé pour que les plantes puissent pousser sans produits chimiques. Cela vaut pour les engrais mais aussi pour protéger les cultures des nuisibles. Si les coccinelles sont déjà connues pour combattre les pucerons, voilà qu’une nouvelle solution est apparue pour que les plantes ne soient pas dévorées par les rats ou les mulots : faire appel à des chats.

C’est un maraîcher de la Somme, Jean-Pierre Demailly, qui a mis en place cette solution suite à une invasion de rongeurs venus dévorer ses champs de choux-rave. Il a tout d’abord essayé de mettre des pièges et des cages mais cela n’a pas marché. C’est alors qu’un client lui suggère de faire appel à des chats. Une idée bénéfique à la fois pour les cultures de Jean-Pierre mais aussi pour les chats.

D’OÙ VIENNENT LES CHATS ?

Son client lui suggère en effet de prendre des chats provenant de Saint-Quentin Félins, un refuge situé près de chez lui. Il suffit alors pour Jean-Pierre de les nourrir et de leur offrir un abri pour qu’ils puissent dormir. Le reste, ce sont les chats qui s’en chargent en traquant les rongeurs. Et leur terrain de jeu est vaste : les chats peuvent parcourir 15 000 mètres carrés de cultures situés au milieu d’un domaine boisé de 32 hectares.

Ici, les chats sont des animaux peu domestiqués. Ils apprécient peu la compagnie de l’Homme et ont été trouvés dans la rue. Cette solution permet aux animaux de retrouver leur liberté tout en étant sûr qu’ils auront à manger, un lieu pour s’abriter et de l’espace. Et même s’il voit rarement les chats, Jean-Pierre a déjà récolté les fruits de cette alternative.

À QUEL POINT LES CHATS SONT-ILS EFFICACES ?

Depuis que les chats se promènent dans ses cultures, le maraîcher a vu sa production être beaucoup moins attaquée qu’avant. Il lui arrive de retrouver au détour de ses champs des cadavres de rongeurs, preuve que les chats font bien leur travail. Avec leur aide, Jean-Pierre Demailly peut donc continuer de produire sans crainte des légumes biologiques tout en offrant à ses « collègues » à quatre pattes une meilleure vie. Une association particulièrement efficace qui pourrait en inspirer d’autres dans l’Hexagone.


L’épinard n’est pas riche en fer. Désolé Popeye.

— @DailyGeekShow