Chasser des espèces en voie de disparition est un crime dans la quasi-totalité du monde. Cependant, certaines personnes arrivent à passer au-dessus des lois en versant des sommes astronomiques aux autorités de quelques pays. C’est ce qui est arrivé il y a quelques jours au Pakistan, où un chasseur américain a pu abattre une chèvre sauvage pourtant classée « en danger » d’extinction.

 

UN ANIMAL MENACE CHASSE POUR LE PLAISIR 

Le markhor, animal national du Pakistan, est au centre des polémiques sur les réseaux sociaux depuis le 9 février dernier. Cette magnifique chèvre sauvage vivant dans l’ouest de l’Himalaya fait en effet partie des espèces considérées comme en danger par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

Le markhor y est d’ailleurs inscrit sur sa liste rouge. Pourtant, Bryan Kinsel Harlan, un chasseur américain, s’est attiré les foudres de la toile en posant devant le corps d’un markhor, qu’il venait tout juste d’abattre. Un cliché qui a choqué notamment car le chasseur a payé une somme astronomique pour pouvoir tuer l’animal.

© Wikimédia / Rufus46

 

L’ARGENT AU CENTRE DE CETTE AFFAIRE 

Bryan Kinsel Harlan a payé 110 000 dollars pour pouvoir chasser un markhor dont les cornes mesurent un mètre. La prise, tout juste abattue, a été partagée sur les réseaux sociaux et Bryan précisait être « ravi de ramener ce trophée ».

Les 110 000 dollars en question vont être reversés à hauteur de 80 % aux populations locales et à l’agence gouvernementale de protection de la faune à hauteur de 20 %. Le fait de tuer un animal menacé à beau être horrible, le chasseur ne peut être poursuivi car il a répondu à une offre totalement légale et proposée par les autorités pakistanaises.

 

UNE FORME DE CHASSE RÉGULÉE ? 

Même si le markhor est une espèce menacée, le Pakistan autorise la chasse de cet animal sous certaines conditions. Au vu du statut de l’animal et pour éviter le braconnage dans leurs « zones de conservation », seuls 12 mâles markhors peuvent être chassés chaque année.

Pour Tabarak Ullah, le guide qui a accompagné le chasseur fortuné, cela n’est pas juste une question de chasse. Cela permet au pays de sauver l’espèce car « le nombre d’animaux est en hausse, et ces chasseurs étrangers sont des millionnaires qui rentrent dans leur pays et racontent au monde que le Pakistan est un pays sûr. »

© FlickR / Eric Kilby

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