Emmanuel Macron a l’intention de rétablir les chasses présidentielles…

Les “chasses présidentielles” bientôt de retour ? C’est en tout cas le souhait exprimé par Emmanuel Macron avant sa présidence. La pratique interdite depuis 2010 va possiblement renaître de ses cendres lors d’un grand sommet prévu en 2019.

 

Les “chasses présidentielles” comme “élément d’attractivité

La nouvelle est tombée dans le journal du dimanche le 20 janvier. Lors du grand sommet franco-italien de 2019, le château de Chambord (Loir-et-Cher) sera spectateur d’une “chasse présidentielle”.

Le Président justifie un intérêt culturel dans cet exercice destiné aux “grands noms” de ce monde de la manière suivante : “il ne faut pas être honteux, il faut les reconnaître comme un élément d’attractivité. C’est quelque chose qui fascine partout, ça représente la culture française, c’est un point d’ancrage”.

Cette tradition, bien que supprimée depuis 1995, a été pratiquée par presque tous les présidents de la Ve République lors de visites de chefs d’État étrangers. À Rambouillet et Marly-le-Roi avait lieu la chasse du petit gibier, du côté de Chambord les battues de sangliers étaient de mise.

 

Une pratique pourtant supprimée depuis 1995

Jacques Chirac décide en 1995 de supprimer la tradition des “chasses présidentielles” dans les châteaux de Rambouillet et de Marly (Yvelines). Un choix pris sous les conseils à l’époque de sa fille, Claude Chirac, et de son conseiller Nicolas Hulot (ministre actuel de l’environnement).

En 2007 pourtant, Nicolas Sarkozy organise un petit évènement pour l’ancien dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, à Rambouillet. Trois années plus tard, en 2010, il annonce à son Premier ministre, François Fillon qu’il a “décidé de mettre un terme aux chasses présidentielles, qui seront remplacées par de simples battues de régulation, nécessaires aux équilibres naturels, et qui seront confiées à la gestion du ministre de l’agriculture”.

Des battues de régulations accueillant une “gente prestigieuse” aux frais de l’État. Reste maintenant à savoir, si Nicolas Hulot, ministre de l’environnement actuel laissera le Président “du renouveau” rétablir cette tradition désuète.


Le monde est un endroit magnifique pour lequel il vaut la peine de se battre.

— Ernest Hemingway