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C’est un fait, le changement climatique représente un grand danger pour notre planète, qu’il s’agisse de la faune, de la flore et même des êtres humains. Beaucoup ignorent en effet que si le changement climatique affecte notre mode de vie, il peut également affecter notre santé. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les femmes enceintes.

Le réchauffement climatique et la pollution de l’air : facteurs de risque pour les femmes enceintes

Selon une nouvelle étude, plus d’une décennie de preuves accablantes établit un lien entre la pollution de l’air et l’exposition à la chaleur avec des problèmes de grossesse. Les résultats de l’enquête, publiés dans le Journal of the American Medical Association, se sont basés sur 68 études et 32 millions de naissances aux États-Unis dont les plus anciennes remontent à 2007. Ils montrent un lien significatif entre les deux facteurs et le risque de naissance avant terme, l’insuffisance pondérale à la naissance et la mortinatalité.

L’étude suggère également que la détérioration du climat a des impacts accrus sur la santé des nourrissons. Cela est notamment lié au fait que les bébés nés prématurément peuvent souffrir de problèmes de santé tout au long de leur vie. Les vagues de chaleur, qui deviennent de plus en plus courantes en raison du changement climatique, augmentent le risque de naissances prématurées et de faibles poids à la naissance. Le risque de naissance prématurée en raison de températures plus élevées a augmenté de 8,6 % à 21 %, a noté l’étude.

Outre la chaleur, la pollution atmosphérique est également une source de nuisance pour la santé des femmes enceintes et leurs bébés. En effet, une forte exposition au smog et à de minuscules particules appelées PM2.5 pendant le dernier trimestre de grossesse augmente le risque de mortinatalité de 42 %. Ce risque augmente encore plus chez les femmes souffrant de problèmes respiratoires comme l’asthme. Pour les mères asthmatiques, le risque d’accouchement prématuré grave, à 28 semaines et moins, augmente de 52 %.

La communauté noire est la plus affectée par le changement climatique

Plus alarmant encore, l’étude a montré que les mères noires étaient particulièrement à risque, tout comme les personnes souffrant d’asthme. « Les sous-populations les plus à risque étaient les personnes souffrant d’asthme et les groupes minoritaires, en particulier les mères noires », note l’étude. La recherche s’ajoute ainsi à un nombre croissant de preuves que les minorités supportent une part disproportionnée du danger de la pollution et du réchauffement climatique.

En effet, les communautés minoritaires aux États-Unis sont beaucoup plus susceptibles de vivre dans des zones à risques climatiques nommées « îlots de chaleur urbain», mais elles sont également plus susceptibles d’être situées à proximité d’industries polluantes. Ce fait est appuyé par des données récentes dévoilées par les Centers for Disease Control des États-Unis. Ces chiffres ont révélé que les parents noirs sont trois à quatre fois plus susceptibles de mourir de complications liées à la grossesse que les femmes blanches. La recherche des CDC montre également que les femmes noires accouchent prématurément à des taux 50 % plus élevés que les parents blancs.

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