— Roschetzky Photography / Shutterstock.com

Depuis que la pandémie de coronavirus a obligé de nombreux pays du monde entier à mettre en place des mesures strictes de confinement, le monde a vu une baisse conséquente de la pollution. Cette baisse temporaire n’est cependant pas suffisante pour sauver l’environnement, et selon l’ONU, l’humanité devrait lutter contre le changement climatique de la même manière qu’elle le fait avec la pandémie.

Les effets bénéfiques, mais temporaires, du coronavirus sur l’environnement

Au cours des dernières années, les effets du changement climatique n’ont cessé d’empirer à travers le monde. Pour ne citer que quelques-unes de ces catastrophes environnementales, il y a eu les feux de brousse en Australie, la fonte des glaces en Antarctique ou encore la disparition progressive du récif corallien. Et malgré le changement positif concernant la pollution au niveau mondial durant cette crise du coronavirus, les experts de l’Organisation météorologique mondiale des Nations unies avertissent d’ores et déjà qu’il est fort probable que la situation empire au cours des années à venir.

Cette terrible annonce a été faite durant la célébration du 50e anniversaire du Jour de la Terre. Quoi qu’il en soit, l’OMM reste positive quant à l’impact du coronavirus sur l’environnement. En effet, la crise liée à la pandémie est surtout d’ordre socioéconomique, et une nette réduction des principaux polluants ainsi qu’une amélioration de la qualité de l’air ont été observées. Par ailleurs, le gel des activités humaines a également diminué la pollution sonore – particulièrement nuisible pour certains insectes et animaux marins – et même la pollution plastique dans les océans.

Selon le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas : « Nous estimons qu’il y aura une baisse de six pour cent des émissions de carbone cette année en raison du manque d’émissions provenant des transports et de la production d’énergie industrielle. » Malheureusement, M. Taalas craint que cette baisse ne soit que temporaire. En effet, il est fort probable que la pollution dans toutes ses formes sera de retour dès que l’humanité retournera à la vie normale. Pour l’instant, les experts ignorent encore quand ce jour viendra, mais ce sera une dure épreuve pour l’environnement.

La nécessité d’une relance économique écologique

Face à ce pronostic pessimiste envers l’environnement, l’OMM incite l’humanité à faire preuve de plus de détermination dans la lutte contre le changement climatique. Elle a expliqué à la BBC que la destruction de l’environnement est tout aussi dangereuse pour l’humanité que l’impact socioéconomique du coronavirus. « Nous devons aplanir les courbes de la pandémie et du changement climatique. Nous devons faire preuve de la même détermination et de la même unité contre le changement climatique que contre le Covid-19 », a ainsi déclaré Petteri Taalas. Selon lui, agir sur le court terme n’est pas suffisant. Il a ainsi expliqué qu’il était tout aussi important de lutter pour les générations futures. Ainsi, la relance économique après la crise du coronavirus ne doit pas se faire au détriment de l’environnement.

Dans son mouvement de lutte contre le changement climatique, l’OMM a reçu le soutien de la jeune activiste Greta Thunberg. La jeune Suédoise a notamment déclaré que le problème du changement climatique reste une dangereuse réalité, malgré la pandémie. « Nous devons nous attaquer à ce problème maintenant », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse au musée du prix Nobel. En plus de continuer ses activités en faveur de la protection de l’environnement, la jeune fille a également participé au lancement d’une campagne avec les Nations unies pour aider à protéger les enfants victimes de la pandémie en achetant du savon, des masques et des gants.

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Un bateau frêle comme un papillon de mai. - Via @pcouzon

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