Les trois quarts de la population vont mourir de chaud d’ici la fin du siècle si rien n’est fait

L’été s’installe doucement mais nous commençons déjà à sentir la chaleur augmenter petit à petit. Les températures sont de plus en plus hautes à cause du réchauffement climatique. Si en France, la température reste supportable, ce n’est pas le cas partout dans le monde et ignorer ce phénomène pourrait bien nous coûter la vie d’ici 2100 selon une étude de Nature Climate Change.

 

QUAND LA TEMPÉRATURE MONTE

Ce n’est nouveau pour personne, l’augmentation drastique de la production de CO2 par les industries humaines a un fort impact sur notre environnement. En effet, le CO2 fait partie des gaz à effet de serre qui permettent, en quantité raisonnable, de maintenir la chaleur émise par le soleil dans notre atmosphère et ainsi garder des températures viables. Toutefois, ces dernières années, les gaz à effet de serre sont beaucoup trop nombreux et provoquent une augmentation des températures qui pourrait se révéler fatale dans les années à venir.

Une étude publiée sur Nature Climate Change a été menée par Camilo Mora et en collaboration avec des chercheurs et des étudiants du monde entier. Pour cette étude, ils ont analysé plus de 30 000 publications différentes concernant les réchauffements climatiques et le résultat est sans appel : si nous ne changeons pas notre production de CO2, les trois-quarts de la population mondiale vont mourir sous les coups d’une chaleur mortelle.

 

LA POPULATION EN GRAND DANGER

Partout dans le monde, les vagues de chaleur qui surviennent chaque année à la période estivale font de nombreuses victimes. Camilo Mora pointe le fait que « La canicule qui a frappé l’Europe en 2003 a causé la mort d’environ 70 000 personnes, soit plus de 20 fois le nombre de personnes tuées dans les attentats du 11 septembre. » Et fait encore plus inquiétant, en ce moment le Pakistan et l’Inde subissent un épisode de chaleur lors duquel les températures ont atteint un pic de 53,5 °C et aux États-Unis des cas de décès ont déjà été enregistrés cette année à cause de la chaleur.

Ces vagues de chaleur sont d’autant plus dangereuses qu’elles surviennent à une période où l’on considère la chaleur comme normale, on est donc moins attentifs aux fluctuations de température et lorsque l’on s’en rend compte, il est souvent trop tard. Les personnes les plus à risques sont les personnes âgées, les enfants, mais également les personnes les plus démunies ainsi que les personnes vivant dans les pays à climat tropical car la chaleur, doublée à l’humidité ambiante ne font pas bon ménage. De plus, dans les pays chauds, les populations sont habituées à avoir de la chaleur souvent et prennent donc moins de mesures de protections et c’est encore pire si ces pays sont pauvres et n’ont pas les moyens de se protéger efficacement.

Il se peut qu’il soit déjà trop tard pour agir car comme le souligne Camilo Mora : « Notre négligence en matière environnementale a été telle que nous sommes désormais à court de solutions. En ce qui concerne les vagues de chaleur, nos options vont maintenant du « pire » au « moins pire ». » Toutefois, nous pouvons encore nous protéger de cette chaleur en prenant en compte les messages de prévention.


La terre est ma patrie et l’humanité, ma famille

— Khalil Gibran