La conquête lunaire reprend avec une précision quasi chirurgicale. D’abord, la NASA confirme la fenêtre de lancement de la mission Artemis 2 début février. Ainsi, cette étape clé marque le retour très attendu d’astronautes autour de la Lune, cinquante ans après la dernière mission habitée.

Artemis 2 entre dans sa phase finale avec une date de lancement arrêtée en février, symbole du retour humain autour de la Lune
L’agence spatiale américaine a désormais fixé le cap. Concrètement, le décollage est programmé dans la nuit du 6 au 7 février. Après plusieurs ajustements, ce calendrier apparaît enfin stabilisé. Désormais, les équipes techniques se mobilisent pleinement pour tenir cette échéance stratégique de l’exploration habitée.
La mission incarne une étape majeure de renouveau technologique. Elle actera le retour d’astronautes en orbite lunaire depuis la fin du programme Apollo. Entre-temps, cinquante ans se sont écoulés depuis le dernier vol humain vers la Lune. Sans surprise, l’attente reste palpable parmi les équipes au sol.
Dans le même temps, la pression politique demeure forte autour du programme. L’exécutif américain souhaite accélérer la reprise des vols lunaires selon un calendrier resserré. C’est pourquoi la NASA a avancé un objectif initialement fixé au mois d’avril. Logiquement, l’ensemble du secteur spatial suit ce rythme soutenu de très près.
Le transfert du lanceur SLS vers le pas de tir marque une opération technique majeure avant le compte à rebours final
Une phase critique débutera le 17 janvier. À cette date, les équipes engageront le déplacement du lanceur SLS jusqu’à sa position de lancement. Cette manœuvre s’appuie sur une organisation lourde et parfaitement synchronisée. Pour cela, le transporteur à chenilles Crawler assurera ce déplacement hors normes.
Au total, le convoi dépasse les 3 000 tonnes. Pourtant, le trajet nécessitera environ douze heures de progression sur une distance réduite. La vitesse reste volontairement très lente afin de préserver la sécurité de l’ensemble. Ainsi, chaque avancée rapproche un peu plus la mission de son objectif lunaire.
Des essais grandeur nature permettront de valider l’ensemble des systèmes avant l’autorisation finale de décollage
Une répétition complète est prévue à la fin du mois de janvier. Elle inclura notamment le chargement du lanceur en ergols à très basse température. Ensuite, les ingénieurs vérifieront la tenue des réservoirs soumis à de fortes pressions. À ce stade, ce test reste indispensable avant toute tentative de lancement.
Par ailleurs, la simulation comprendra une installation fictive de l’équipage. Aucun astronaute ne prendra place à bord de la capsule Orion durant cet exercice. En revanche, l’objectif consiste à tester l’ensemble des procédures et interfaces. Pendant ce temps, les équipes de contrôle suivront chaque donnée en temps réel.
Enfin, ces étapes mèneront à la revue finale de préparation au vol. Cette validation conditionnera directement le feu vert officiel avant lancement. Si les critères sont remplis, la mission pourra être engagée. Dans tous les cas, la priorité demeure la sécurité absolue de l’équipage.
Ajustements techniques finaux et scénarios alternatifs encadrent la préparation d’une mission lunaire sous haute vigilance
Récemment, les équipes ont corrigé le point sensible du bouclier thermique. Celui-ci doit supporter des températures supérieures à 2 700 degrés Celsius lors du retour. En complément, des opérations ciblées, dont le remplacement d’une vanne, ont finalisé la préparation. Désormais, la capsule Orion apparaît apte à affronter des conditions extrêmes.
Enfin, la NASA a anticipé d’éventuelles contraintes météorologiques. À ce titre, plusieurs fenêtres de lancement de secours ont été réservées en mars et en avril. Ces options offrent donc une marge de manœuvre indispensable. L’objectif reste clair : sécuriser chaque paramètre de ce vol habité majeur.