Des chercheurs américains ont testé avec succès un traitement révolutionnaire destiné à éradiquer les cellules endommagées du corps humain, qui ne se divisent plus mais produisent des substances chimiques impliquées dans le processus de vieillissement.

 

Un traitement révolutionnaire qui éradique les cellules vieillissantes

Le mois dernier, une équipe de chercheurs de l’Université du Texas (États-Unis) a publié les conclusions d’un essai clinique au cours duquel 14 patients souffrant d’une maladie pulmonaire mortelle, connue sous le nom de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI), ont été traités avec une combinaison de médicaments destinée à détruire les cellules sénescentes. Processus physiologique entraînant une lente dégradation des fonctions primaires de la cellule, la sénescence est à l’origine du vieillissement des organismes.

Endommagées, les cellules sénescentes ne se divisent plus mais produisent des substances chimiques à l’origine du vieillissement. Comme l’a expliqué Nicolas Musi, chercheur à l’Université du Texas et auteur principal de l’étude : « Nous pensons que ces cellules, et les substances qu’elles produisent, sont impliquées dans le processus de vieillissement. L’idée est que supprimer ces cellules pourrait être bénéfique pour promouvoir un vieillissement en bonne santé, et également prévenir certaines maladies liées au vieillissement ».

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont spécifiquement ciblé un marqueur biologique fondamental, directement lié au vieillissement et impliqué dans la fibrose pulmonaire idiopathique.

 

Des résultats très prometteurs

Au cours de cet essai clinique ayant duré trois semaines, neuf doses de dasatinib, médicament utilisé pour traiter la leucémie, ainsi qu’un supplément connu sous le nom de quercetin, ont été administrés aux 14 patients, avec des résultats incroyables. À l’issue du traitement, les malades étaient non seulement capables de marcher sur des distances bien plus importantes qu’auparavant, mais montraient également un bien-être amélioré, le tout sans effets secondaires graves.

Selon Jamie Justice, co-auteur de l’étude : « Bien que petite, cette étude marque une avancée majeure dans la manière dont nous traitons les maladies liées à l’âge, telles que la FPI. C’est la toute première fois que nous obtenons des résultats prometteurs chez des patients humains ». À l’heure actuelle, l’équipe de recherche réalise des essais supplémentaires sur 15 autres patients présentant des maladies pulmonaires, et 20 autres souffrant d’une insuffisance rénale chronique.

Si les chercheurs obtiennent des résultats positifs sans effets secondaires graves, ce traitement anti-âge révolutionnaire, pouvant potentiellement soigner de nombreuses autres maladies non mortelles, pourrait être déployé à grande échelle.

COMMENTEZ

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de