Une nouvelle étude, publiée par deux chercheurs de l’université d’Arizona, dresse un constat sans appel : 30 % des espèces végétales et animales du monde entier pourraient disparaître d’ici 2070. La crise climatique d’origine humaine est pointée du doigt.

Un cataclysme pour la faune et la flore mondiale

Cristian Román-Palacios et John J. Wiens ont étudié plus de 538 espèces (végétales et animales) à travers 581 sites dans le monde. Avec une décennie d’intervalle, ils ont pu constater avec efficacité combien d’espèces étaient présentes au même endroit, au fil du temps. Le bilan est alarmant, avec 44 % des espèces qui subissaient des extinctions locales sur « un ou plusieurs sites ».

Au total, les estimations tablent sur un tiers des espèces de plantes et d’animaux qui pourraient être menacées d’extinction d’ici 2070. Cette triste conclusion est le résultat d’une analyse prévisionnelle détaillée, qui s’appuie sur plusieurs critères reprenant l’adaptation de chacune de ces espèces.

Plusieurs causes forcent les animaux, notamment, à se réinventer en permanence. La hausse de la température est l’exemple le plus marquant. D’ailleurs, c’est ce qui est principalement utilisé par les deux chercheurs, en particulier les pics de température pendant la période estivale. Ils offrent, selon eux, un meilleur indice que les températures moyennes pour saisir tout l’impact du bouleversement climatique sur les divers sites.

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Des comportements qui ne pourront pas suivre le changement climatique

Contrairement aux précédentes études qui se concentraient sur la dispersion, ou la migration vers des habitats plus frais comme moyen d’échapper à la hausse de la température, celle-ci met l’accent sur la capacité d’adaptabilité des organismes. En clair, les chercheurs ont constaté que la plupart des espèces ne seront pas capables de se disperser assez rapidement pour éviter leur extinction. Pour arriver à ce constat, les scientifiques ont comparé leur situation avec les mouvements qu’ils ont opérés au cours des 10 dernières années.

C’est pourtant ce cas de figure qui semble se profiler. Les estimations sont donc, logiquement, catastrophiques : les chercheurs ont évalué que la moitié des espèces s’éteindrait si les températures maximales augmentent de 0,5°. Dans le cadre d’un réchauffement climatique plus grave, à hauteur de +2,9 °C, 95 % des espèces ne survivront pas.

Les changements de niche, qui peuvent se produire ici et là, réduisent cette estimation à 30 % des espèces… d’ici les 50 prochaines années. D’ailleurs, les extinctions pourraient être quatre fois plus fréquentes sous les tropiques, par rapport aux régions plus tempérées. Un véritable problème puisque la majorité des espèces végétales et animales se trouve dans ces milieux.

Selon les chercheurs, il faudrait aller au-delà des accords de Paris. Mais pour l’heure, ils ne sont pas réellement respectés. Dans l’hypothèse où l’ensemble de la planète s’aligne sur ceux-ci, seules deux espèces sur 10 seront victimes d’extinction d’ici 2070.

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