Ce lundi, la gouverneure de l’Etat de l’Alabama aux Etats-Unis, Kay Ivey, a signé une loi radicale contre les pédophiles. En effet, les détenus qui auraient commis des crimes sexuels sur des mineurs seront castrés chimiquement…

Une castration chimique pour les pédophiles

L’État d’Alabama est le septième État des Etats-Unis à adopter une loi imposant une castration chimique aux délinquants sexuels sur mineurs. Tous les détenus incriminés pour violences sexuelles sur moins de 13 ans, qui bénéficient d’une libération conditionnelle, devront d’abord suivre une cure chimique avant leur sortie de prison. En effet, durant le mois précédant leur sortie, ils devront prendre des médicaments pour bloquer la production de testostérone et ainsi éliminer leurs pulsions sexuelles. C’est une mesure drastique, mais “c’est un pas vers la protection des enfants en Alabama”, comme l’explique la gouverneure.

Le traitement à administrer par voie orale ou par injection bloque directement la production de testostérone et prive la personne de sa libido. La cure est cependant réversible. C’est le juge qui décidera donc quand le traitement devra être arrêté. Selon la loi, les détenus devront payer eux-mêmes leur traitement, et s’ils s’avisent de l’arrêter volontairement, ils retourneront en prison pour purger la fin de leur peine.

Une mesure très controversée

La mesure a initialement été proposée par un député républicain de l’Alabama, Steve Hurst. « Des gens m’appelaient pour me demander si je ne pensais pas que la castration chimique était inhumaine. Mais je leur demandais : ‘Qu’y a-t-il de plus inhumain que de violer un enfant sans défense (…) Si vous voulez parler d’inhumanité, ça c’est inhumain’”, explique-t-il au média américain WIAT-TV, cité par CBS News.

La loi “cruelle et dégradante” a également été critiquée par Randall Marshall, président de l’Union des libertés civiles américaines, qui remet en question auprès de AL.com l’effet de ce traitement, d’autant plus que l’efficacité complète du traitement n’a pas été prouvée. Il ajoute également : « Quand l’État commence à expérimenter sur les gens, je pense que ça va à l’encontre de la Constitution.”

Les pédophiles se verront donc administrer cette cure s’ils bénéficient d’une liberté conditionnelle, dès le 1er septembre 2019.

Selon la loi française pour la prévention et la répression des infractions sexuelles ainsi que pour la protection des mineurs, et sur la base du volontariat, le détenu peut demander à être castré chimiquement, après un suivi psycho-judiciaire.

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