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Un peu moins de 16 000 cas confirmés de coronavirus n’ont pu être pris en compte par le système national de suivi et de localisation britannique en raison d’une feuille Excel trop pleine. Explications.

Des milliers de cas passés sous le radar

Il y a quelques jours, l’agence gouvernementale Public Health England (PHE), aidant à superviser la réponse du Royaume-Uni face à la pandémie de coronavirus, annonçait que 15 841 cas avaient été omis des totaux nationaux en raison d’une erreur de manipulation, mais se montrait assez flou quant à sa nature. Rapidement, plusieurs quotidiens nationaux évoquaient une feuille Excel utilisée pour suivre les cas confirmés de coronavirus trop remplie, n’ayant pu être actualisée.

Une révélation intervenant en pleine flambée de cas de coronavirus au Royaume-Uni, avec 12 782 nouveaux cas annoncés samedi dernier et 22 961 le jour suivant, faisant craindre à de nombreux Anglais un second confinement national.

Testés positifs au Covid-19 entre le 25 septembre et le 2 octobre derniers, les quelque 16 000 cas « manquants » en avaient tous été notifiés par les autorités sanitaires du Royaume-Uni, mais l’erreur ayant empêché leur ajout dans la base de données nationale s’est traduite par l’impossibilité de prévenir les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec les malades, ce qui a pu contribuer à la propagation du virus, avec des sujets exposés au virus ayant continué à agir normalement.

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Un nombre de lignes limité

Selon les rapports du Guardian et de Sky News, l’erreur a été causée lorsque PHE a essayé de rassembler des données provenant de plusieurs sources sous la forme de fichiers CSV en les ouvrant dans Excel, populaire tableur capable d’afficher un nombre de lignes limité (65 536 lignes pour les anciennes versions et 1 048 576 lignes pour les plus récentes). Bien que les documents ne précisent pas quelle version du logiciel était utilisée, toujours est-il que la limite de lignes a été atteinte, ce qui s’est traduit par l’impossibilité d’ajouter les 15 841 cas supplémentaires à la base de données nationale.

Afin de contourner cette limitation, la solution la plus évidente a probablement consisté à diviser ces fichiers trop volumineux en lots plus petits. Bien que Public Health England n’ait pas confirmé cette approche, l’agence gouvernementale a indiqué que le problème avait été résolu et l’ensemble des personnes concernées informées.

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