La carapace de crabe pour remplacer le plastique ? Une solution écologique pas si farfelue…

Apparu dans les années 1950, le plastique est le véritable fléau de notre époque. Près de 400 millions de tonnes sont produites chaque année et la mauvaise gestion de ces déchets les fait souvent finir leur vie dans la nature ou, pour environ 10% des cas, dans les océans. Les scientifiques du monde entier rivalisent d’inventivité pour trouver des alternatives viables et cette équipe de chercheurs pourrait bien avoir trouvé une solution.

 

DES CARAPACES DE CRABE POUR REMPLACER LE PASTIQUE

Les chercheurs du Georgia institute of Technology ont créé un film flexible qui pourrait bientôt remplacer le plastique et lutter efficacement contre la pollution. Ce nouveau produit est pour le moins étonnant puisqu’il est fabriqué à partir de… carapaces de crabes et de pâte de bois !

La chitine, composant principal des exosquelettes des arthropode comme les crabes et la cellulose qui provient du bois sont deux des matériaux les plus abondants sur Terre. Cette solution serait avantageuse quant au coût de production et à la préservation de l’environnement. En effet, il ne serait pas nécessaire de couper de nouveaux arbres ou de pêcher plus de crustacés. Les tonnes de carapaces de crabes, de crevettes ou de homards jetées par l’industrie alimentaire et le bois non utilisé pourraient servir à la production à grande échelle de ce matériau.

 

UNE SOLUTION QUI A DE L’AVENIR 

Contrairement à d’autres films plastiques imaginés jusque là, celui-ci est solide et peut résister à l’eau, aux huiles et aux températures jusqu’à 80 °C. Ainsi, il pourrait se voir attribué de nombreux usages, pour la fabrication des emballages alimentaires, des papiers résistants à l’eau ou encore des revêtements pour les carreaux de plafond et les panneaux muraux.

La solution redonne espoir, malheureusement le film laisse encore passer trop de vapeur d’eau pour être commercialisable pour l’instant. Les scientifiques sont pourtant optimistes sur le fait que des modifications dans le processus de production permettront d’y remédier. Vous pouvez consulter leur étude à ce sujet dans la revue scientifique ACS.


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