Ce nouveau traitement représente un véritable espoir pour combattre le cancer du poumon

Le cancer du poumon est l’un des principaux cancers qui sévissent en France mais également l’un des plus meurtriers. En 2017, sur les 49 000 personnes atteintes d’un cancer du poumon, 31 000 en sont mortes. Ce nouveau traitement découvert par les chercheurs pourrait bien sauver de nombreuses vies.

 

Un traitement qui en associe deux autres

Généralement, pour soigner les personnes atteintes du cancer du poumon avec métastase, on utilise depuis 2017 le Keytruda, un médicament d’immunothérapie (médicament qui facilite l’action des défenses immunitaires en détruisant l’enveloppe derrière laquelle les cellules cancéreuses se cachent pour mieux lutter face à la maladie). Ou bien le traitement classique à base de chimiothérapie qui vise à détruire directement les cellules cancéreuses. Mais des chercheurs ont eu l’idée d’associer ce médicament à la chimiothérapie classique pour soigner le cancer du poumon.

Les résultats parlent d’eux-mêmes. Le traitement a été testé sur un panel de 600 personnes, toutes atteintes du cancer du poumon. Un an après avoir reçu ce traitement, 70 % des patients parviennent à contrôler leur cancer ce qui permettrait de réduire de moitié les décès liés à ce cancer. Une grande avancée pour la lutte contre le cancer.

Prochaine étape : la commercialisation

Le professeur Christos Chouaid, pneumologue en oncologie thoracique à l’hôpital Intercommunal de Créteil, est très enthousiaste à l’idée de ce traitement : « C’est un vrai progrès pour les malades atteints de cancer du poumon à un stade avancé. Les premiers résultats sont vraiment porteurs d’espoir.”

L’étude consacrée à ce nouveau traitement a été présentée au congrès annuel de cancérologie de l’Association américaine pour la recherche sur le cancer (AACR) qui s’est déroulé à Chicago le 16 avril 2018. Maintenant, les chercheurs doivent obtenir l’accord de la communauté européenne pour une production à grande échelle. Cette autorisation devrait arriver en France d’ici la fin de l’année et le traitement pourra ainsi être proposé aux trois quarts des français atteints du cancer du poumon. Reste également à fixer le prix de vente qui risque de ne pas être donné sachant que le Keytruda à lui seul coûte plusieurs milliers d’euros.

Attention, il ne s’agit toutefois pas d’un remède éliminant le cancer totalement, pour l’instant, il permet juste de limiter les décès liés à ce cancer. D’autres recherches devront être effectuées pour trouver un remède éliminant de façon définitive le cancer.


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