Ces derniers jours, un collectif de parents dont les enfants ont développé des cancers a enregistré trois nouveaux témoignages. Ce qui porterait le nombre de cancers constatés chez des enfants et adolescents dans la proche région nantaise, à douze, depuis 2015.

12 cas de cancers pédiatriques et 3 décès en l’espace de quatre ans

Saisie par l’Agence régionale de santé des Pays-de-la-Loire (ARS), l’agence nationale de santé publique annonçait ce lundi le début d’une étude épidémiologique portant sur neuf cas de cancers pédiatriques. Il sont tous survenus dans la région nantaise, ces quatre dernières années. Mais, selon les récents témoignages enregistrés, le nombre total des enfants et adolescents vivant dans la région de Sainte-Pazanne (à 30 km de Nantes) frappés par des cancers inexpliqués s’élèverait en réalité à douze.

Sur les douze enfants et adolescents âgés de 3 à 19 ans touchés, trois sont morts. Cette accumulation de cancers pédiatriques dans la région inquiète de plus en plus. Comme l’a expliqué Séverine, mère d’un enfant emporté par une leucémie aiguë à l’âge de douze ans : « On s’interroge, forcément, sur ce qu’on mange, les perturbateurs endocriniens, les produits d’entretien de la maison. Nous avons besoin d’une étude scientifique pour savoir s’il y a ici des facteurs qui expliqueraient ces cancers ».

Santé publique France a confirmé que les équipes d’épidémiologistes allaient se mettre immédiatement au travail, et que les résultats de leurs investigations seront rendus publics.

« L’analyse des facteurs de risques environnementaux n’a pas montré de cause prédominante »

Il est important de souligner que la région de Sainte-Pazanne n’abrite aucune industrie polluante ou site classé Seveso (catégorisant les établissements industriels dont les activités impliquent la manipulation, la fabrication, l’emploi ou le stockage de substances ou matières dangereuses). Bien qu’il ait été noté que du radon, gaz radioactif naturel, était présent dans les sous-sols du secteur, rien ne permet pour l’heure d’établir un lien entre sa présence et la survenue de ces 12 cas de cancers pédiatriques depuis 2015.

En avril 2017, l’ARS avait reçu un signalement concernant six cas de cancers pédiatriques (dont quatre cas de leucémies aigües avaient fait l’objet d’une enquête), auxquels s’étaient ajoutés trois nouveaux cas en février dernier (dont 2 leucémies aiguës). Selon l’agence : « Ces travaux ont conclu à un excès de cas de leucémies sur 2 ans parmi les enfants de moins de 15 ans, par rapport aux données observées au cours des années précédentes sur ce même secteur mais l’analyse des facteurs de risques environnementaux n’a pas montré de cause prédominante ».

Pour connaître les résultats de l’enquête épidémiologique menée par Santé Publique France, il faudra vraisemblablement attendre l’automne 2019.

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